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Le Flambeau
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Crise économique: Le Canada présentera une position de compromis à Washington

Presse Canadienne Article mis en ligne le 14 novembre 2008 à 0:00
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Crise économique: Le Canada présentera une position de compromis à Washington
Le premier ministre Stephen Harper parle aux médias vendredi. LA PRESSE CANADIENNE /Adrian Wyld
WINNIPEG - Le premier ministre Stephen Harper s'en va à Washington pour le sommet spécial du G20 sur la crise financière mondiale avec l'intention de présenter le Canada comme un modèle à suivre pour l'avenir de l'économie planétaire.
Avant de quitter Winnipeg, où se tient depuis jeudi le congrès de son parti, M. Harper a souligné que la position de notre pays était "solide". L'inflation est contrôlée, il n'y a pas de déficit et la dette a beaucoup diminué au cours des dernières années, a-t-il rappelé.
Le chef conservateur a cependant souligné que toutes les économies du monde étaient maintenant reliées et qu'aucun pays ne pouvait prétendre s'isoler pour échapper à la tourmente. A son avis, revenir au protectionnisme équivaudrait à répéter les erreurs des années 1930 et serait dévastateur.
Il a qualifié d'irréaliste l'idée de laisser chaque pays gérer la crise à sa manière, à l'intérieur de ses frontières. Il trouve cependant tout aussi simpliste la suggestion d'imposer une gouvernance mondiale.
Le premier ministre canadien croit plutôt qu'il faut trouver un équilibre entre ces deux pôles: une réglementation nationale plus efficace et un système de surveillance internationale par les pairs qui aurait un rôle consultatif mais n'aurait pas de pouvoir contraignant et préserverait donc l'autonomie des Etats.
"Nous avons démontré au Canada qu'une telle position peut limiter la grande majorité des problèmes du système financier. En même temps, dans un système international, on a besoin d'une surveillance par des pairs, qui peuvent donner l'assurance que nos systèmes sont solides et qui peuvent nous donner des idées de réformes", a-t-il expliqué lors d'un point de presse.
A son avis, il est toutefois trop tôt pour redéfinir les institutions financières internationales et "refonder le capitalisme", comme le souhaite entre autres le président de l'Union européenne Nicolas Sarkozy.
"Je crois que nous commencerons le débat sur la restructuration de certaines institutions (...) mais j'espère qu'on considérera qu'il s'agit de discussions à plus long terme et qu'on ne s'y noiera pas", a-t-il insisté.
"Ce sont des questions importantes, mais il faut se concentrer sur les moyens de faire repartir la croissance économique mondiale et de composer avec les derniers stades de la crise financière actuelle qui est à l'origine des problèmes", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le premier ministre est convaincu que l'approche de son gouvernement face à cette crise est la meilleure. Il souligne le pragmatisme dont fait preuve son ministre des Finances, Jim Flaherty, qui a décidé d'intervenir dans l'économie en rachetant des hypothèques aux banques, même s'il est généralement partisan du laissez-faire.
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