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Charest accuse Dumont de semer la peur, mais le chef de l'ADQ en rajoute

Presse Canadienne Article mis en ligne le 28 novembre 2008 à 1:00
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Charest accuse Dumont de semer la peur, mais le chef de l'ADQ en rajoute
Le chef libéral Jean Charest lors d'un point de presse à Québéc. LA PRESSE CANADIENNE /Clement Allard
MONTREAL - Jean Charest accuse Mario Dumont de "semer la peur" chez les personnes âgées en brandissant le spectre de réductions dans leurs prestations de retraite, ce qui, selon le chef libéral, rend son adversaire adéquiste "indigne de représenter les citoyens".
Ces propos, qui marquent une escalade dans la rhétorique électorale et témoignent de l'exaspération de M. Charest dans le dossier de la Caisse de dépôt et placement, n'ont pas eu le moindre effet sur M. Dumont.
Plutôt que de s'amender, le chef adéquiste a affirmé vendredi que M. Charest est responsable des inquiétudes qu'il a perçues chez les personnes âgées. Selon M. Dumont, le chef libéral laisse les gens dans la noirceur en refusant de rendre publics les états financiers de la Caisse de dépôt.
M. Dumont a de plus soutenu que M. Charest avait formulé la même accusation à son endroit lorsqu'il avait souligné le mauvais état des infrastructures durant la dernière campagne électorale. Le chef adéquiste a rappelé qu'après l'élection, 150 ponts et viaducs avaient été visés par des restrictions à la circulation.
M. Charest est passé à l'offensive dans le dossier des prestations de retraite à l'occasion d'une conférence de presse tenue devant l'Assemblée nationale, vendredi matin. Il a ainsi réagi aux propos tenus la veille par M. Dumont dans une résidence pour personnes âgées de Mascouche, en banlieue de Montréal, où le chef de l'ADQ avait visiblement touché une corde sensible en évoquant de possibles réductions des prestations de retraite en raison de la crise financière.
Quant à l'ampleur des pertes qu'a pu subir la Caisse de dépôt en raison de la crise des marchés financiers, M. Charest a dit vendredi qu'il n'en avait aucune idée.
Les propos de M. Charest sont plutôt étonnants compte tenu que le ministère québécois des Finances reçoit des rapports mensuels de la situation financière de la Caisse. Le chef libéral a dit n'avoir "jamais demandé" cette information.
Cette affirmation a d'ailleurs fait bondir M. Dumont, qui dit ne pas comprendre comment son rival libéral peut être convaincu que les fonds de retraites des Québécois ne courent aucun risque tout en ignorant la situation financière de la Caisse.
La chef péquiste Pauline Marois a pour sa part tenté de relancer les bonnes vieilles querelles Québec-Ottawa, au lendemain de la présentation de l'énoncé économique du gouvernement de Stephen Harper.
Ottawa sabrera 1 milliard $ dans la péréquation versée à Québec, avec la complicité du gouvernement Charest, qui savait, mais n'a rien fait, selon la chef péquiste.
Mme Marois s'est montrée outrée, vendredi, des pertes financières "catastrophiques" anticipées pour le Québec, si on se fie à l'énoncé économique et financier du gouvernement Harper déposé jeudi.
En point de presse dans une usine de Sept-Iles, Mme Marois a tracé un lien direct entre le document fédéral et l'énoncé économique déposé par la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, la veille du déclenchement des élections québécoises.
Selon elle, Québec savait ce qui se tramait à Ottawa, mais a manipulé l'opinion publique, en présentant des données erronées à des fins partisanes.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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