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Le Flambeau
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Les aspirants policiers de la GRC doivent répondre à des questions délicates

Presse Canadienne Article mis en ligne le 16 novembre 2008 à 1:00
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OTTAWA - L'aspirant policier à la Gendarmerie royale du Canada doit se soumettre, depuis trois ans, à un examen au détecteur de mensonge au cours duquel il doit révéler - entre autres - la pire chose qu'il ait faite en état d'ivresse, s'il a eu des rapports sexuels avec un animal et s'il a déjà envisagé sérieusement le suicide.
Selon la GRC, ce questionnaire très personnel constitue un outil précieux pour écarter les candidats inaptes à porter l'uniforme à une époque où les terroristes et d'autres criminels tentent d'infiltrer le corps policier.
D'après un document récemment retiré de la liste des dossiers secrets, qui portait sur les implications du programme du polygraphe sur la vie privée, la GRC ne faisait pas suffisamment d'efforts pour éliminer les postulants indésirables. La Presse Canadienne a obtenu une copie de ce document par l'intermédiaire de la Loi sur l'accès à l'information.
On y lit que selon la sous-direction des affaires internes, "en tout temps, de 40 à 50 membres sont suspendus, pour des questions liées à une activité criminelle, dans la majorité des cas".
La GRC a adopté ce test du polygraphe sans tambour ni trompette en novembre 2005. Le test polygraphique mesure les changements de la pression sanguine et du rythme cardiaque de la personne interrogée, révélant le degré de stress et permettant, du moins en théorie, de déceler les mensonges.
Les questions posées portent sur un éventail de comportements criminels, sur la consommation de drogue et d'alcool, l'utilisation d'armes à feu et les relations personnelles. On demande notamment au candidat s'il a déjà été impliqué dans une dispute conjugale, s'il entretient des relations avec une personne qui consomme des drogues illégales, la pire chose qu'une personne pourrait lui reprocher de lui avoir faite, et s'il a déjà pratiqué la bestialité.
La GRC affirme que le test du polygraphe lui permet de rester au même niveau que les autres services de police qui utilisent cette technique au Canada. Il s'agit d'un outil lui permettant d'éliminer les candidats indésirables, a expliqué Glen Siegersma, le directeur du programme national de recrutement de la GRC.
"C'est important de recueillir autant d'informations que possible sur les personnes qui souhaitent accéder à ce poste", a-t-il dit.
Anne-Marie Hayden, porte-parole du commissaire à la protection de la vie privée, a indiqué que l'ombudsman avait initialement plusieurs réserves à l'égard du programme, dont le manque de clarté de ses objectifs, le degré de fiabilité du test polygraphique, la portée et le caractère intime des questions, et l'accès aux résultats.
Des consultations ont incité la GRC à laisser tomber les questions relatives aux fantasmes sexuels des postulants, aux conflits entre propriétaire et locataire, à la participation à certains groupes ou associations et aux antécédents en matière de crédit.
M. Siegersma a affirmé qu'il est encore trop tôt pour savoir si le test du détecteur de mensonge réduit effectivement le nombre d'agents de la GRC suspendus pour cause d'activité criminelle.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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Yolande Taupier

Commentaire mis en ligne le 17 novembre 2008
Celui qui a pensé à ces questions-là a besoin des soins de notre psychiatre le Docteur Pierre Mailloux!

Yolande Taupier

Commentaire mis en ligne le 17 novembre 2008
Ce test devrait être passé à ceux qui nous gouvernent et non aux pions.....

L'exemple doit venir d'en haut....ce qui ne se fait pas présentement hélas!

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