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Le Flambeau
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Le gouvernement abandonne l'idée d'abolir les subventions aux partis

Presse Canadienne Article mis en ligne le 29 novembre 2008 à 1:00
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OTTAWA - Alors qu'Ottawa nage en pleine crise politique, le gouvernement Harper abandonne l'idée d'abolir le financement public des partis politiques fédéraux.
"En ce qui concerne le financement et les subventions que reçoivent les partis politiques, nous ne croyons tout simplement pas qu'il vaille la peine d'aller en élections à ce sujet", a dit le ministre des Transports, John Baird, confirmant que les conservateurs abandonneraient cette mesure.
Un porte-parole du premier ministre Stephen Harper a affirmé que le gouvernement en dirait davantage dimanche, suggérant que d'autres modifications pourraient être apportées. Il a toutefois souligné que dans son discours M. Flaherty ne proposerait aucune nouvelle mesure pour stimuler l'économie, pourtant une condition sine qua non des partis de l'opposition pour éviter le renversement du gouvernement.
L'opposition souhaite notamment que le gouvernement prenne des mesures pour aider les industries manufacturières, forestière et de l'automobile, qui éprouvent des difficultés.
"Cela ne change rien, parce que pour les néo-démocrates, il n'a jamais été question de financement public", a dit un porte-parole du NPD, Brad Lavigne.
Le discours tempéré des Conservateurs survient 24 heures après que le cabinet du premier ministre eut envoyé un courriel à ses députés pour leur demander de faire un blitz médiatique afin de ralier l'opinion publique à leur agenda politique. Stephen Harper a indiqué qu'il était "néanmoins prêt à retourner en élection si la situation le demandait".
Avant que le gouvernement ne revienne sur sa décision en matière de financement des partis, le député libéral Scott Brison avait indiqué que M. Harper avait tellement empoisonné l'atmosphère au parlement qu'il était difficile d'imaginer comment une crise pouvait être évitée.
"Je ne vois absolument pas comment Stephen Harper pourrait regagner la confiance de ce Parlement", avait-il déclaré.
Les esprits ont commencé à s'échauffer à Ottawa lorsque le ministre des Finances, Jim Flaherty, a annoncé qu'il prévoyait annuler le financement public des partis politiques dans son énoncé, présenté jeudi.
L'opposition a décrié cette mesure, qu'elle qualifie d'attaque contre la démocratie, et a critiqué la décision de M. Flaherty de retarder l'annonce de mesures de relance pour l'économie jusqu'au prochain budget.
Malgré la décision d'abandonner l'idée d'abolir le financement public des partis politiques fédéraux, l'opposition a promis qu'elle renverserait le gouvernement dès qu'elle en aurait l'occasion et offrirait une coalition libérale-néo-démocrate comme gouvernement de rechange.
"Le premier ministre se préoccupe uniquement de la politique et des partis politiques. Il n'écoute pas les véritables préoccupations des Canadiens qui lui disent clairement que c'est l'économie la priorité", a expliqué M. Brison.
Les députés libéraux et néo-démocrates soutiennent que leur colère est dirigée contre le fait que l'énoncé ne contient aucun plan pour l'économie et non contre l'abolition des subventions.
Cette annulation du financement public couperait cependant les vivres aux partis de l'opposition, qui ont besoin de cet argent pour financer leurs opérations.
Le ministre Baird a expliqué la volonté du gouvernement de couper les subventions aux partis politiques parce que les conservateurs voulaient "prêcher par l'exemple" durant la crise financière. Il s'est dit déçu que l'opposition ne partage pas ce point de vue, mais a précisé qu'il ne voulait pas risquer d'être renversé pour ce motif.
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