Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Flambeau
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Crise à Ottawa: tout est prêt pour que Michaëlle Jean rentre au pays

Presse Canadienne Article mis en ligne le 28 novembre 2008 à 0:00
Soyez le premier à commenter cet article
Crise à Ottawa: tout est prêt pour que Michaëlle Jean rentre au pays
La gouverneure générale, Michaëlle Jean, est déjà prête à sauter dans un avion pour rentrer à Ottawa et faire face à la crise politique qui secoue le Parlement, depuis jeudi soir. THE ASSOCIATED PRESS/CTK, Jan Koller
OTTAWA - La gouverneure générale, Michaëlle Jean, est déjà prête à sauter dans un avion pour rentrer à Ottawa et faire face à la crise politique qui secoue le Parlement, depuis jeudi soir.
Son voyage en Europe pourrait être écourté alors que l'opposition menace de faire tomber le gouvernement. Mme Jean devait visiter quatre pays européens et revenir au bercail le 6 décembre.
La décision de rentrer au pays n'auraient pas encore été prise, mais son entourage se tient aux aguets et suit de près les développements du drame politique se jouant à Ottawa.
Si le gouvernement perdait la confiance de la Chambre, Mme Jean pourrait tenir un rôle important en demandant à l'opposition de prendre la relève.
L'urgence de rentrer a cependant été amoindrie en fin de journée vendredi, le premier ministre Stephen Harper annonçant qu'il repoussait la journée de l'opposition et le vote de confiance lié à l'énoncé économique au 8 décembre.
Lucie Caron, du bureau du secrétaire de la gouverneure générale, a indiqué que Mme Jean recevait régulièrement de l'information sur la situation politique aux Communes.
"Tout en poursuivant sa visite d'Etat dont le programme d'activités est très chargé, la gouverneure générale est informée, sur une base régulière, de la situation", a-t-elle expliqué.
"Si elle doit revenir, les plans sont déjà en place pour le faire", a-t-elle ajouté.
Selon Mme Caron, la gouverneure générale est très au courant de ses responsabilités constitutionnelles.
Mais si une proposition concrète de coalition venait à émerger, la gouverneure générale se retrouverait soudainement en terrain inconnu, puisque jamais, dans l'histoire du Canada, un gouvernement a été chassé par une coalition formée par l'opposition.
Selon le constitutionnaliste Ned Franks, les pouvoirs de Mme Jean lui permettent de refuser à M. Harper le déclenchement d'une élection et de confier les clés du Parlement à un autre parti.
Mais cela serait complètement inédit, a indiqué le politologue David McGrane
"Tout d'un coup, Mme Jean peut jouer un rôle ici de façon plutôt remarquable, ce que nous n'avons pas vu depuis des années", s'est-il exclamé.
La coalition formée entre le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti libéral du Canada (PLC) ne peut fonctionner que si ces partis ont le Bloc québécois de leur côté.
En effet, les 77 sièges libéraux additionnés aux 37 sièges néo-démocrates ne sont pas suffisants pour atteindre une majorité aux Communes, qui en compte 308.
Le chef bloquiste Gilles Duceppe a déjà indiqué qu'il ne ferait pas partie d'un gouvernement de coalition, mais qu'il l'appuierait si cela servait les intérêts du Québec.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins