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Le Flambeau
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Un parapet, la neige et la structure expliquent l'effondrement de Morin-Heights

Presse Canadienne Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 0:00
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MONTREAL - La CSST a déterminé trois causes dans l'effondrement d'un toit enneigé, l'hiver dernier à Morin-Heights, qui avait causé la mort de trois travailleuses.
L'employeur, Gourmet du village Morin-Heights, devra payer une amende variant entre 5000 $ et 20 000$ parce qu'il "a agi de façon à compromettre la sécurité des travailleurs", conclut la Commission de la santé et de la sécurité du travail.
La CSST affirme quand même que l'employeur n'est pas blâmé, malgré les lacunes observées.
"On n'est pas là pour trouver des coupables. La CSST est là pour rechercher des causes pour ne pas que ça arrive de nouveau. L'employeur n'est pas coupable pour nous, c'est la gestion du projet qui était déficiente. Il y a une nuance assez importante", a commenté la porte-parole de la CSST Alexandra Reny, au cours d'une rencontre avec la presse pour présenter le rapport d'une centaine de pages.
Les trois causes sont d'abord l'installation d'un parapet décoratif sur un bâtiment contigu à celui qui s'est effondré, une sorte de muret qui a causé un obstacle à l'évacuation de la neige.
"Lors de la construction du bâtiment d'expédition en 2003, un parapet est installé sur la façade de ce bâtiment sans tenir compte de l'impact de la surchage de neige attribuable à la présence de cet obstacle sur le bâtiment de production qui est contigu", écrit la CSST dans son rapport.
La structure d'acier du bâtiment de 2003 qui portait le parapet avait été renforcée, près du parapet, mais pas la structure de bois de l'édifice de 1999 qui s'est effondré.
Deuxièmement, la surcharge de neige et de glace excédait la capacité portante du bâtiment de production qui s'est effondré. Les quantités calculées par la CSST sont impressionnantes: d'abord une épaisseur de glace de cinq centimètres sur les deux versants du toit qui s'est effondré, puis une épaisseur de glace variant de zéro à 15 centimètres sur le versant est du toit, puis une épaisseur de neige de 1m07 sur les deux versants, ainsi qu'une épaisseur de neige supplémentaire variant de zéro à 1m07 le long du parapet.
Troisièmement, la gestion du projet de construction comportait des déficiences en matière d'ingénierie de la structure, conclut la CSST.
Entre autres, les fermes de toit installées étaient non conformes aux plans originaux que l'entreprise de construction avait fournis à la municipalité pour l'obtention de son permis de construction.
L'effondrement du toit du bâtiment de production s'était produit vers 12h45, le 12 mars dernier.
Trois travailleuses sont mortes et neuf travailleurs ont subi un stress post-traumatique, indique la CSST dans son rapport.
Les employés avaient signalé une première fissure dans le bâtiment de l'entrepôt, le 10 mars, et le fait que la porte de la cafétéria s'ouvrait plus difficilement. Le matin du 12 mars, des employés avaient constaté une fissure au plafond de l'édifice de production. L'employeur avait contacté un déneigeur, mais celui-ci était occupé ailleurs et n'a pu procéder à temps aux travaux.
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