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Le Flambeau
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Crise à Ottawa: Charest souhaite un dénouement "le plus rapidement possible"

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 1:00
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HUNTINGDON - Les hypothèses de gouvernement de coalition ont beau se préciser à Ottawa, le chef libéral Jean Charest ne veut toujours pas commenter. Il s'est néanmoins avancé à dire lundi qu'il souhaitait un dénouement "le plus rapidement possible".
Il n'a pas voulu commenter davantage l'information voulant que le chef libéral Stéphane Dion devienne premier ministre, à la tête d'une coalition entre le Parti libéral du Canada et le Nouveau parti démocratique, appuyée par le Bloc québécois.
La crise politique qui sévit à Ottawa a encore une fois monopolisé la campagne électorale du chef libéral et, bien qu'il soit également premier ministre sortant du Québec, il a obstinément refusé de se prononcer sur la crise ou ses hypothétiques dénouements.
"Je ne commenterai pas ce qui se passe à Ottawa", a-t-il dit et redit tout au long de la journée.
"Je souhaite que le plus rapidement possible il y ait un dénouement. Je souhaite, le plus rapidement possible, que nous ayons un gouvernement qui a un agenda qui soit économique", a martelé M. Charest.
Il a réitéré son affirmation voulant que l'instabilité politique ne soit pas souhaitable, mais puisque les électeurs ont désigné, le 14 octobre dernier, un gouvernement conservateur minoritaire, il faut maintenant vivre avec les conséquences de ce choix.
Il a répété qu'en tant que premier ministre du Québec, sa responsabilité première était de défendre les intérêts de la province. Mais il n'a pas voulu dire de quelle façon ces intérêts seraient les mieux servis, soit dans un gouvernement de coalition, soit par le maintien du gouvernement conservateur minoritaire, soit par un autre scrutin.
Justement, un sondage Crop-La Presse indiquait lundi que 76 pour cent de la population, au Québec, préférerait un tel gouvernement de coalition à une nouvelle élection.
Interrogé à ce sujet, le chef libéral, qui affirme que l'instabilité politique à Ottawa est une chose néfaste, n'a pas voulu donner tort à la population, qui semble pourtant bien prête à vivre avec cette instabilité politique qui prendrait forme dans un gouvernement de coalition.
A l'occasion du scrutin québécois de lundi prochain, a ajouté M. Charest, "on est dans une situation, nous, où on peut faire un choix différent" de ce qui a été fait au fédéral.
Le sondage a été réalisé les 29 et 30 novembre auprès de 604 répondants. Il comporte une marge d'erreur de quatre points de pourcentage, 19 fois sur 20.
Pommes et construction
En avant-midi, Jean Charest avait troqué son habit de chef libéral pour celui de premier ministre, alors qu'il a pris la parole devant la Commission de la construction du Québec.
Devant les acteurs de l'industrie, M. Charest a vanté les investissements de son gouvernement dans les infrastructures, ce qui a justement contribué à garder le secteur de la construction bien actif.
Le président de la CCQ, André Ménard, a confirmé que "le gouvernement du Québec est le plus important donneur d'ouvrage" dans la construction, ces temps-ci, étant responsable de 70 pour cent des investissements non résidentiels dans la construction.
M. Charest a cependant fait un accroc au protocole, vantant devant ce parterre d'un organisme paragouvernemental l'importance du choix électoral à faire le 8 décembre.
Devant l'auditoire, il a également évoqué l'imminence de l'entente entre le Québec et la France sur la mobilité de la main-d'oeuvre, qui nécessite de changer le Code des professions. "On va aller le plus vite possible" pour modifier ce qui doit être modifié, a-t-il indiqué. Il a précisé avoir obtenu une information similaire de la part de la France. Il envisage que le dossier puisse être réglé d'ici six mois.
En fin d'après-midi, le chef libéral s'est rendu dans la circonscription de Huntingdon, où il a visité un verger et un entrepôt de produits à base de pommes.
Le président de l'entreprise familiale Vergers Leahy, Michael Leahy, visiblement sympathique à M. Charest, l'a félicité pour les programmes d'aide aux entreprises. "Il bâtit ses programmes avec les industries. C'est comme un coffre à outils", a-t-il affirmé en entrevue.
Les Vergers Leahy comptent 225 travailleurs et exportent 50 pour cent de leurs compotes et autres produits à base de pommes. Le chiffre d'affaires est de 70 millions $.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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