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Le Flambeau
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Les Canadiens ne feraient pas confiance à Bob Rae sur le plan économique

Presse Canadienne Article mis en ligne le 19 novembre 2008 à 1:00
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OTTAWA - Un nouveau sondage laisse croire que le candidat à la direction du Parti libéral du Canada Bob Rae pourrait traîner comme un boulet auprès de l'électorat son mandat comme premier ministre de l'Ontario au début des années 1990.
Selon l'enquête d'opinion de l'Innovative Research Group, Bob Rae est perçu comme le moins bon leader parmi les quatre candidats potentiels à la direction du PLC pour faire face à la crise économique mondiale.
Les résultats du sondage ont été remis à La Presse Canadienne par un libéral d'un camp rival, mercredi, à la veille de l'annonce officielle par Bob Rae de sa candidature.
Les personnes interrogées étaient appelées à déterminer qui de M. Rae, Michael Ignatieff, Dominic LeBlanc et Martin Cauchon - qui a depuis annoncé qu'il ne serait pas candidat - est le moins bien qualifié pour gouverner le pays en temps de crise économique.
A travers le Canada, 20 pour cent ont dit croire que M. Rae est le moins bien qualifié, comparativement à 9 pour cent pour M. LeBlanc, 8 pour cent pour M. Cauchon et 7 pour cent pour M. Ignatieff.
En Ontario, où M. Rae a occupé le siège de premier ministre de 1990 à 1995, les résultats sont encore plus concluants. Vingt-six pour cent des personnes interrogées ont désigné M. Rae, comparativement à 9 pour cent chacun pour MM. Ignatieff et LeBlanc, et 6 pour cent pour M. Cauchon.
Le sondage téléphonique a été mené auprès de 1015 Canadiens entre le 5 et le 10 novembre; la marge d'erreur est de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.
Innovative Research a indiqué que le sondage n'avait pas été commandé par un camp rival et qu'il ne devait pas être rendu public. Le directeur de l'organisation, Greg Lyle, a soutenu que les résultats n'étaient pas nécessairement mauvais pour M. Rae.
M. Lyle a dit croire que M. Rae pouvait faire valoir que 80 pour cent des Canadiens avaient oublié son mandat houleux comme premier ministre de l'Ontario.
"Clairement, c'est son point faible par rapport aux autres candidats, mais ceux-ci auraient peut-être espéré des résultats plus concluants", a-t-il affirmé.
M. Rae n'a pas voulu commenter le sondage. Mais l'un de ses stratèges a appelé les autres prétendants à la direction du PLC à enquêter sur l'origine de la fuite et à mettre fin à ces coups bas de "style républicain".
M. Rae est bien conscient que son bilan à la tête de l'Ontario constitue un handicap. Il a l'intention d'aborder le sujet de front à l'annonce de sa candidature, jeudi, et au cours d'un discours devant le Canadian Club de Toronto, vendredi.
Il devrait arguer qu'il a tiré les leçons de ses erreurs passées et qu'il vaut mieux avoir appris de ses expériences que de ne pas en avoir. Ni M. Ignatieff, un ancien professeur de la prestigieuse université Harvard, ni M. LeBlanc, un avocat et député depuis huit ans, n'a même fait partie d'un cabinet.
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