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Le Flambeau
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Exaspérées, les Premières nations vont déclarer leur souveraineté

Presse Canadienne Article mis en ligne le 27 novembre 2008 à 1:00
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QUEBEC - Le chef libéral Jean Charest trouvera les autochtones sur son chemin s'il veut concrétiser son plan Nord.
Exaspérées du manque d'écoute des gouvernements du Canada et du Québec, l'Assemblée des Premières nations du Québec et du Labrador a annoncé, jeudi, qu'elle prépare une déclaration unilatérale de sa souveraineté sur le territoire.
"Jean Charest continue d'annoncer son plan Nord sans tenir compte de ce que nous avons dit, sans comprendre que le territoire est le nôtre", a déploré le chef de l'APNQL, Ghislain Picard, en conférence de presse à Québec.
Le chef du conseil de bande de Pessamit, Raphaël Picard, a aussi prévenu le premier ministre sortant que le plan Nord ne se réalisera pas sans qu'il ait reconnu l'intégrité territoriale des Premières nations.
"Affirmer la souveraineté des premières nations, c'est d'abord se réapproprier notre intégrité territoriale qui a été bafouée", a déclaré le leader innu de la Côte-Nord.
Pour sa part, le chef de la communauté Kitigan Zibi en Outaouais, Gilbert Whiteduck, n'a pas écarté le recours possible aux barrages routiers si les gouvernements canadien et québécois continuent de faire la sourde oreille aux revendications des autochtones.
"Vous êtes en attente de savoir si on va bloquer des routes? Oui on a des choses en tête, just watch us" a lancé M. Whiteduck, qui estime que les échanges diplomatiques avec les gouvernements n'ont apporté aucun résultat.
Questionné sur les autres moyens qui pourraient être utilisés par les autochtones pour faire bouger le gouvernement, M. Whiteduck a aussi suggéré qu'ils pourraient cesser de payer leurs factures d'Hydro-Québec.
"Pendant que nous souffrons dans nos communautés, personne ne nous écoute, tout le monde s'en fout", a ajouté le chef algonquin, en témoignant sa rage devant les problèmes de pauvreté vécus sur les réserves.
Faisant le même constat, Ghislain Picard a qualifié "d'échec total" la relation entre les gouvernements et les autochtones et a lancé cet avertissement au parti qui sera choisi pour diriger le Québec le 8 décembre: "Tenez-bien votre chapeau, parce que les indiens s'en viennent".
Par contre, il a refusé d'évoquer lui-même la possibilité de bloquer des routes pour provoquer l'attention des décideurs.
"On tend cette menace d'affirmer notre souveraineté, sans vraiment aller jusqu'à aller à cette considération-là de faire des barrages routiers."
Le plan Nord du Parti libéral du Québec, qui vise l'exploitation du potentiel hydroélectrique et minier du Grand Nord québécois, est évoqué dans pratiquement chaque discours électoral de M. Charest.
Il a notamment annoncé 3500 mégawatts de puissance supplémentaire à produire au nord du 49e parallèle, sans cependant préciser à quel endroit ou quelle rivière sera visée.
Les leaders autochtones, qui ont rencontré la presse au terme d'une assemblée tenue à Québec, prépareront leur déclaration de souveraineté, assortie d'un plan de réalisation, au cours des trois prochains mois.
Déjà, des communautés ont envisagé l'émission de permis pour les entreprises forestières souhaitant exploiter une partie du territoire sur lequel les autochtones vont revendiquer leur souveraineté, et qui couvre l'essentiel de la province de Québec.
Comme ses paires, le nouveau chef de la nation huronne de Wendake, Konrad Sioui, a plaidé pour que les autochtones se prennent en mains, déplorant que les communautés ne disposent pas suffisament de ressources en matière de santé et d'éducation.
"On ne peut plus continuer comme cela. C'est un peuple mourant, malade, détruit auqel vous avez à faire face", a-t-il déclaré.
M. Sioui a aussi indiqué qu'il était nécessaire que les communautés développent un rapport de force avec les gouvernements, en appelant à la compréhension populaire.
"On se construit un petit camp quelque part et on fait la Une (des journaux). A chaque fois que les Premières nations tentent de faire un geste d'autonomie, c'est comme si on allait à l'encontre de tout ce qui a de naturel sur la terre", a-t-il imagé.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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lydie diot

Commentaire mis en ligne le 27 novembre 2008
Seigneur qu'il serait tant qu'on s'occupe nous-même de notre québec.
Jean Charest doit disparaitre. Il ne fait presque rien. Tout ce qu'il veut sait de continuer d'encaisser sa paie en faisant semblant qu'il fait son travail. C'est un menteur de premier ordre. Il nous joue la comédie. J'espère que les gens ne voteront pas encore pour lui. Je ne peux pas comprendre. Il a écoeuré tous les québecois de la politique. Avec sa gagne libéral, une gagne de voleur, de menteur, grâce ne votez plus pour lui. Ne vous faites pas encore avoir avec ses paroles. Un grand et bon parleur, c'est tout, c'est par exemple un petit faiseur. Ils se rient complètement de nous les québecois. Je veux que ce soit le partie québecois qui soit majoritaire une fois pour toute. Je suis tanné qu'on nous prend pour des imbéciles. Presque plus personne ne veulent voter, ils sont écoeurés et ça va faire mal parce que plus personne ne voudra faire leurs impôts en plus. Dans pas grand temps. Personne ne voudra donné une cenne au gouvernement parce qu'il travaille dur pour se faire voler leur fond de pension, leur argent, et leur dignité. On est pas respecté avec Charest. Il est temps qu'il disparaisse. S.v.p. jeter le dehors, depuis trop longtemps on l'endure ce va nu pied.

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