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Spécialistes: l'attente est plus longue pour les malades chroniques au Canada

Presse Canadienne Article mis en ligne le 13 novembre 2008 à 1:00
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TORONTO - Les Canadiens souffrant de maladies chroniques doivent attendre plus longtemps pour voir des spécialistes que leurs homologues de sept autres pays développés, indique une étude internationale.
Seulement 40 pour cent des Canadiens atteints d'une maladie chronique et ayant pris part à l'étude ont dit avoir attendu moins de quatre semaines avant de rencontrer un spécialiste. Et 42 pour cent ont affirmé avoir attendu plus de deux mois, soit nettement plus longtemps que leurs pairs des sept autres pays.
Ces observations font partie de l'enquête 2008 sur l'expérience vécue par les malades chroniques, réalisée par le Commonwealth Fund de New York, une fondation privée vouée à l'amélioration des soins de santé. L'enquête paraît ce jeudi dans la revue Health Affairs.
Les malades chroniques canadiens ont aussi fait état d'un taux plus élevé de problèmes d'accessibilité à des soins le jour même.
Seulement 26 pour cent d'entre eux ont dit avoir obtenu un rendez-vous avec le médecin le jour même où ils en ont fait la demande. Une telle proportion relègue le Canada au bas de la liste, aux côtés des Américains, pour l'accessibilité à des soins le jour même. Par comparaison, 60 pour cent des participants néerlandais et 54 pour cent des participants néo-zélandais ont déclaré avoir obtenu des rendez-vous médicaux le jour même.
Pour contourner le problème, les participants canadiens se sont apparemment tournés vers les urgences d'hôpitaux: 23 pour cent ont déclaré être allés à l'urgence pour obtenir de l'aide pour un problème de santé qui aurait pu être traité par un médecin de famille, si un médecin avait été disponible. Seulement six pour cent des participants allemands et néerlandais ont dit avoir dû faire de même.
Les Canadiens interrogés ont aussi déclaré l'un des taux d'erreurs médicales les plus élevés: 29 pour cent ont dit avoir été victimes d'une erreur médicale, de médication ou de laboratoire. Les Australiens ont rapporté avoir fait l'objet d'une erreur médicale dans la même proportion. Seuls les participants américains ont fait état d'un taux plus élevé d'erreurs médicales, soit 34 pour cent.
Malgré ces aspects négatifs, seulement 16 pour cent des Canadiens se sont dits favorables à une réorganisation complète de leur système de santé. Au sein des huit pays, seuls les participants néerlandais et britanniques étaient moins susceptibles de préconiser une réforme de leur système de santé tout entier.
C'est aux Etats-Unis que le taux d'insatisfaction était le plus élevé vis-à-vis du statu quo: 33 pour cent des Américains étaient d'avis que leur système avait besoin d'une refonte totale.
L'enquête a été menée auprès de 7500 malades chroniques adultes d'Allemagne, d'Australie, du Canada, de France, des Etats-Unis, de la Nouvelle-Zélande, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. Ils ont été interrogés par téléphone entre les mois de mars et mai 2008.
Le nombre de personnes questionnées par pays variait d'environ 500 en Nouvelle-Zélande à près de 2000 au Canada. Ils souffraient d'hypertension, de maladie cardiaque, de diabète, d'arthrite, de problèmes pulmonaires, de cancer ou de dépression.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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