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Le Flambeau
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Coalition: les Albertains enragent, les Ontariens déplorent l'incertitude

Presse Canadienne Article mis en ligne le 2 décembre 2008 à 1:00
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TORONTO - Stupéfaction, choc et colère: c'est ainsi que les Albertains ont réagi à la crise parlementaire à Ottawa.
L'ex-députée albertaine Deborah Grey et première élue réformiste à la Chambre des communes a déclaré mardi que le premier ministre Stephen Harper avait commis une erreur, mais s'est demandée s'il fallait, pour autant, plonger le pays dans le chaos économique.
Elle réagissait à la coalition forgée lundi par les libéraux et les néo-démocrates, avec l'appui du Bloc québécois, dans le but de défaire le gouvernement minoritaire conservateur lors d'un vote de confiance, lundi, pour ensuite demander à la gouverneure générale, Michaëlle Jean, de lui permettre de former un gouvernement.
Pour Barry Cooper, politologue et ami de Stephen Harper, la réaction, en plein territoire conservateur, en a été une de dégoût et de colère devant la "sournoiserie" de l'opposition. De telles manoeuvres risquent de souffler sur les braises du séparatisme des Canadiens de l'Ouest, a-t-il dit. "Ils veulent prendre le contrôle des sables bitumineux et les revenus qui vont avec, sinon, comme l'a dit le leader du NPD, ils vont les fermer", a-t-il lancé.
Les quotidiens albertains reflétaient l'indignation populaire, mardi, avec des manchettes comme "Prise de contrôle hostile!", ou encore "Non, non, non!". Des participants à une tribune radiophonique ont crié au "coup d'Etat", d'autres ont dénoncé "ces politiciens de l'Est".
Un groupe préparait des manifestations contre la coalition.
Les conservateurs ont remporté 27 des 28 sièges en jeu en Alberta aux dernières élections.
En Ontario, le premier ministre, Dalton McGuinty, s'est efforcé de rester neutre dans sa première réaction publique à la crise. L'incertitude politique qui règne à Ottawa n'est "pas utile" dans la période de crise économique actuelle, a dit M. McGuinty, qui a pressé les politiciens fédéraux de tous les partis de mettre rapidement fin à leur bataille.
La principale préoccupation de l'Ontario, a-t-il ajouté, est l'élaboration d'un plan d'aide à l'industrie de l'automobile en collaboration avec le gouvernement du Canada, quel qu'il soit.
Il n'a pas voulu dire s'il souhaite voir le leader libéral Stéphane Dion premier ministre.
Mais pendant ce temps, son ancien bras droit faisait la promotion des cartes de membre du Parti libéral fédéral et condamnait le premier ministre Harper.
Greg Sorbara, ex-ministre des Finances et ex-président du Parti libéral de l'Ontario, a accusé M. Harper d'avoir été motivé par son idéologie et d'avoir agi par vengeance politique. Il a aussi affirmé que les Canadiens auront la chance de voter directement pour le prochain premier ministre du Canada, si la coalition PLC-NPD défait le gouvernement conservateur, mais à condition qu'ils achètent une carte de membre du Parti libéral pour pouvoir prendre part au congrès au leadership du mois de mai prochain.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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