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Ignatieff est candidat à la course à la direction du Parti libéral du Canada

Presse Canadienne Article mis en ligne le 13 novembre 2008 à 1:00
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Ignatieff est candidat à la course à la direction du Parti libéral du Canada
Le député ontarien Michael Ignatieff confirme qu'il sera candidat à la course à la direction du Parti libéral du Canada. LA PRESSE CANADIENNE /Sean Kilpatrick
OTTAWA - Le député ontarien Michael Ignatieff a confirmé, jeudi, qu'il sera candidat à la course à la direction du Parti libéral du Canada (PLC).
Il devient le troisième libéral à le faire, et possiblement le dernier, après le député de Toronto et ancien premier ministre néo-démocrate de l'Ontario, Bob Rae, et le député du Nouveau-Brunswick Dominic LeBlanc.
La course devrait être plus restreinte qu'en 2006, alors que pas moins de onze candidats étaient en lice. Avant Gerard Kennedy et David McGuinty mercredi et Denis Coderre mardi, d'autres candidats pressentis avaient déjà annoncé qu'ils ne seraient pas de la course: l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna, l'ancien ministre fédéral John Manley et la députée torontoise Martha Hall Findlay. L'ancien ministre de la Justice, Martin Cauchon, réfléchit encore et devrait annoncer sa décision au début de la semaine prochaine. La députée de Brampton, en Ontario, Ruby Dhalla, a indiqué qu'elle prendrait une décision dans environ dix jours.
Michael Ignatieff, un ancien professeur de la prestigieuse Université Harvard, aux Etats-Unis, est âgé de 61 ans. Il a déjà mis en place une équipe de campagne solide, dit-on, recrutant d'influents organisateurs tels Don Guy et Steven MacKinnon.
En lançant sa candidature, jeudi, à Ottawa, M. Ignatieff a reconnu que des candidats de qualité ont les mêmes ambitions que lui au sein des troupes libérales, mais il a voulu s'en prendre surtout aux politiques du gouvernement conservateur.
"Je serai en concurrence avec certains collègues libéraux de grande valeur mais je ne fais pas campagne contre eux. Je fais campagne contre Stephen Harper et le gouvernement conservateur", a-t-il soutenu.
M. Ignatieff, qui est présentement député de Lakeshore-Etobicoke, a participé à la course à la direction du PLC en 2006 afin de combler le poste laissé vacant par l'ex-premier ministre Paul Martin. Il a cependant été vaincu au quatrième tour de scrutin par Stéphane Dion, qui a récemment annoncé son départ prochain après la défaite cuisante de son parti aux élections du mois dernier.
L'élection du 10e chef de l'histoire du PLC aura lieu au cours d'un congrès à la direction qui se tiendra du 27 avril au 3 mai à Vancouver.
M. Ignatieff s'est présenté jeudi comme un homme politique plus aguerri et plus humble, qui a appris de ses erreurs.
Au déclenchement de la course à la direction du PLC en 2006, M. Ignatieff siégeait au Parlement depuis quelques mois seulement, ayant passé 30 ans à l'extérieur du pays en tant qu'universitaire renommée et journaliste. Il avait notamment essuyé des critiques pour avoir soutenu la guerre en Irak - il est revenu sur cette position par la suite - et pour s'être questionné sur ce qui constituait un acte de torture dans le cas d'interrogatoires de présumés terroristes.
M. Ignatieff a admis avoir mené une mauvaise campagne en 2006. Il a dit croire que les militants se demandaient alors "pour qui se prend-t-il?", mais que depuis ce temps, ils ont appris à bien le connaître.
L'ancien professeur d'Harvard a fait valoir qu'il a revêtu ces deux dernières années le chapeau de leader parlementaire, se mesurant au premier ministre Stephen Harper aux Communes et parcourant le pays pour recueillir des fonds pour les associations libérales de comtés et tendant l'oreille aux inquiétudes des militants du parti.
Des proches de M. Ignatieff ont dit vouloir éviter de présenter le candidat comme un homme au-dessus de la mêlée, estimant avoir souffert la dernière fois d'une image d'élitisme et d'arrogance.
M. Ignatieff a aussi adopté, jeudi, un ton plus amical envers son ancien colocataire et autre favori de la course, Bob Rae, voulant éviter de nouveau de polariser le débat entre les deux hommes, une stratégie qui avait permis à Stéphane Dion de se présenter en 2006 comme le candidat de compromis.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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