Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Flambeau
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le Canada doit nationaliser l'industrie pétrolière, selon le professeur Lauzon

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 novembre 2008 à 1:00
Soyez le premier à commenter cet article
MONTREAL - Le Canada doit suivre l'exemple du Venezuela et de la Norvège et nationaliser l'industrie pétrolière: c'est ce que répète le professeur Léo-Paul Lauzon, qui y voit une façon de combattre ce qui a, d'après lui, tout d'un monopole.
"Comment peut-on prouver qu'il y a véritablement un cartel?", s'est demandé le titulaire de la Chaire d'études socio-économiques de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), lors d'une conférence de presse, mardi, marquant le dévoilement d'une étude sur le sujet. On n'a qu'à regarder les "profits mirobolants" que les pétrolières affichent chaque année et les taux de rendement qu'elles réalisent, selon lui, sans oublier que toutes les stations-service augmentent leurs prix au même moment.
Le professeur Lauzon ainsi que les chercheurs Martine Lauzon (sa fille) et Marc Hasbani ont analysé les données de 1999 à 2007 des six pétrolières les plus importantes de la planète, soit Exxon Mobil, Royal Dutch Shell, BP, Chevron Texaco, Total et Conoco Phillips. Les bénéfices nets de ces entreprises ont explosé de plus de 400 pour cent au cours des huit dernières années.
Ces profits sont inimaginables dans une économie de marché normale, estiment-ils.
En plus d'être le seul pays producteur et exportateur de pétrole à avoir privatisé les industries pétrolière et gazière, le Canada est allé jusqu'à céder ces ressources à des intérêts étrangers, a noté Léo-Paul Lauzon. Il a soutenu que le gouvernement canadien se prive ainsi d'importantes recettes, et volontairement, ce qu'il s'explique bien mal.
Le professeur Lauzon appelle donc le gouvernement du Canada à renverser cette situation. "Tous les pays producteurs et exportateurs qui ont nationalisé leurs ressources pétrolières et gazières l'ont fait avec un immense succès, a-t-il fait valoir. Il n'y a pas d'échec!"
Les profits des six pétrolières étudiées ne suivent aucune courbe normale, croient les chercheurs. Elles ont notamment affiché un taux de rendement moyen après impôts de 26 pour cent. Exxon Mobil, le numéro un mondial, a même atteint un taux de 35 pour cent.
"Si tu fais un profit après impôts de 8 pour cent alors que les taux d'inflation sont de 3 pour cent, tu doubles ton capital en sept ou huit ans, ce qui est excellent, a expliqué le professeur en sciences comptables. Quand tu en es rendu à faire des taux de rendement après impôts de 25 à 30 pour cent, il y a un problème. Et sur une longue période, voilà une preuve factuelle qu'on n'est pas face à un secteur d'activités concurrentiel."
"Dans un véritable secteur concurrentiel, s'il y a des restaurants ou un bar ou une discothèque qui font des profits de fous, ça va en attirer d'autres et ça va rétablir le taux de rendement de l'ensemble, a-t-il ajouté. Des taux de rendement de 30 pour cent après impôts, même les 'shylocks' ne font pas ça!"
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net

  • Préférez-vous l'édition actuelle des Canadiens de Montréal à celle de l'an passé ?
  • Oui
  • Non