Le parachèvement de l’autoroute 25 n’est pas un projet écologique!
Le 24 septembre, la ministre des Transports, Julie Boulet, la ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor, Monique Jérôme-Forget, la ministre responsable de la région de Laval, Michèle Courchesne, ainsi que le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, ont annoncé l’entente signée avec une firme privée pour le premier PPP du Québec, le parachèvement de l’autoroute 25.
Pendant son allocution, Mme Courchesne a précisé que ce projet attendu « …répond aux attentes de la population de la grande région métropolitaine de Montréal ». Un peu plus loin dans cette même présentation, elle ajoute que cette réalisation réduira la pollution causée par les véhicules! Écologique ce projet?
Premièrement, nous aimerions rappeler à la ministre responsable de la région de Laval que les citoyens de Montréal, comme les responsables de la Ville de Montréal, n’en veulent […] pas de ce projet. Dans un sondage de Léger Marketing en février 2005, 76 % des Montréalais disaient privilégier l’option du transport en commun, si on leur donne le choix entre un système de transport en commun et le prolongement de l’autoroute 25.
Deuxièmement, rappelons que les gens de Bourget vivent avec l’autoroute 25 qui divise la circonscription en deux et amène déjà son lot de pollution par la poussière, le bruit et les gaz à effets de serre. En prolongeant l’autoroute 25, il est utopique de croire que les voitures feront moins de « sur place ». L’exemple de l’autoroute 13 visant à décongestionner l’autoroute 15 l'a démontré. Cette nouvelle construction n’a qu’apporté plus de véhicules sur l’île de Montréal. Deux autoroutes bloquées plutôt qu’une! Avec le projet proposé, c’est une possibilité de 150 000 nouveaux déplacements par jour dans Bourget. Et une fois franchi ce nouveau pont, quelles infrastructures pourront accueillir tant de voitures vers le centre-ville? La rue Sherbrooke? La rue Notre-Dame?
Ce que les citoyens et citoyennes de Bourget, comme ceux de l’Île de Montréal, veulent, c’est un investissement massif dans un transport en commun direct […]. Seulement un projet comme celui-ci pourra être qualifié d’écologique!
Lynda Gadoury, citoyenne du quartier