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Les coupures de lits inquiètent Louise Harel

par Anne-Marie Tremblay
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Article mis en ligne le 9 novembre 2007 à 19:15
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Les coupures de lits inquiètent Louise Harel
L'annonce de la fermeture de 2200 lits de longue durée à Montréal d'ici 2009 par le ministre de la Santé, Philippe Couillard, inquiète la députée de Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel. Une situation qui ne sera pas sans effet à Montréal, encore moins dans le quartier, soutient-elle.
Le plan du ministre Couillard vise à orienter les personnes âgées vers des ressources intermédiaires de type privé. Toutefois, les ressources financières pour opérer cette transition ne suivent pas, dénonce la critique de l'Opposition pour les aînés en perte d'autonomie. « Il y a un an, l’Agence de santé et des services sociaux de Montréal réclamait de l’aide au ministre Couillard pour offrir du soutien à domicile à 10 000 aînés de plus et demandait le financement requis à l’implantation des 1355 places en ressources intermédiaires privées. Or, le ministre Couillard n’a versé que le tiers des 12 M$ requis en budget de démarrage. » En attendant, Louise Harel et le Parti québécois réclament un moratoire quant à la fermeture de lits.

Gary Furlong, directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Lucille-Teasdale, qui chapeaute les territoires d'Hochelaga-Maisonneuve, de Mercier-Ouest et de Rosemont, se fait toutefois rassurant. Bien que certains lits de longue durée risquent d'être fermés dans le secteur du CSSS, il écarte tout risque de fermeture massive, comme ce fut le cas au Centre Jacques-Viger. Cette baisse pourrait plutôt être due à une diminution de lits dans certaines chambres, qui accueilleraient deux patients au lieu de quatre, par exemple.

Le ministre responsable de la région montréalaise, Raymond Bachand, a d'ailleurs annoncé des investissements de 50 M$ pour rénover ou réaménager 26 établissements privés ou publics de soins de longue durée du centre ou de l'est de Montréal. Des travaux majeurs au Pavillon J.-Henri Charbonneau ainsi qu'au Foyer Rousselot, tous deux sur le territoire du CSSS Lucille-Teasdale, seront ainsi amorcés. Des montants qui serviront justement à « éliminer les chambres multiples » et à corriger « différents problèmes liés à l'exiguïté et à la vétusté des locaux actuels », indique-t-on par voie de communiqué.
Maintien à domicile : les besoins augmentent
« À Montréal, près de 40 % des personnes âgées de 65 ans et plus vivent seules et dans Hochelaga-Maisonneuve, cette proportion dépasse les 45 % », explique M. Furlonge, ajoutant que le nombre de personnes de 85 ans et plus, qui nécessitent souvent plus de soins, est en progression constante dans le quartier. Une situation qui risque d'augmenter.

Seuls et sans ressource, plusieurs aînés en viennent donc à occuper un lit dans les corridors des hôpitaux, en cas de détresse, alors qu'elles auraient plutôt besoin d'un toit mieux adapté à leurs besoins.
Cette année, le CSSS Lucille-Teasdale recevra 350 000 $ de plus pour le maintien à domicile. « C'est certain qu'avec les besoins, il y aurait toujours matière à amélioration, indique le directeur général. Mais nous avons, par exemple, reçu l'accord pour développer 25 places de services intensifs de maintien à domicile pour les personnes ayant besoin d'un niveau intensif de soins. »

Une réalité que dépeint le Plan d'action sur les services aux aînés en perte d'autonomie rédigé par le CSSS Lucille-Teasdale « (...) on peut présumer qu’une population plus isolée, plus pauvre ou en moins bonne santé peut requérir une plus grande intensité de services comparativement à la moyenne montréalaise ou provinciale. Notre défi est double: augmenter le nombre d’usagers desservis et offrir une intensité de services qui permettra aux personnes de demeurer à domicile le plus longtemps possible dans les meilleures conditions possibles », indique-t-on dans le document adopté en novembre 2006.

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