Maud et Rosalie Julien ont pris le volant à travers le Sahara pour venir en aide aux enfants du Maroc et de Hochelaga-Maisonneuve.
Photo: gracieuseté)
Les deux filles du Dr Julien sur la route du désert
Pendant près de trois semaines, les deux filles du docteur Gilles Julien, Maud et Rosalie, ont sillonné 6500 km de routes dans le désert du Maroc en participant au rallye Rose des sables. Aujourd’hui, le duo qui s’est classé au sixième rang revient la tête pleine de souvenirs et surtout, convaincu d’avoir parcouru un bout de chemin pour les enfants de ce pays du Maghreb et pour ceux d’Hochelaga-Maisonneuve. Tel père, telles filles !
« Pour nous, se lancer dans une telle aventure allait de soi. La cause des enfants, on l’a vécu au quotidien depuis que nous sommes petites. Participer à Rose des sables nous a donc permis de combiner deux passions : le sport et cette cause qui nous tient à coeur », indique Rosalie Julien, l’une des deux filles de Gilles Julien, pédiatre à l’origine d'Assistance d’enfants en difficulté dans Hochelaga-Maisonneuve.
Pour s’inscrire à Rose des sables, chaque participante à ce parcours réservé aux femmes devait apporter dans ses bagages 50 kg de matériel humanitaire. « Des effets scolaires, des vêtements, du shampoing ou même du savon », énumère Maud Julien. Au terme de l’aventure, les petits Marocains qui vivent en plein milieu de cette étendue désertique auront reçu plus de six tonnes d’effets de toutes sortes, distribués par l'organisme Enfants du désert.
En participant à ce rallye humanitaire, Rosalie et Maud ont donc décidé de faire d’une pierre deux coups. « Il fallait organiser des levées de fonds pour participer à Rose des sables. Nous avons donc multiplié les événements afin d'amasser des fonds supplémentaires pour la Fondation pour la pédiatrie sociale. » Tous les surplus amassés seront donc versés pour venir en aide aux enfants en difficulté.
Du courage à revendre
Il fallait tout de même du cran à Rosalie et Maud pour quitter leur confort et parcourir des milliers de kilomètres de routes en plein Sahara, armées seulement d’une boussole, d’une carte et d’un « road-book ». Au volant de leur 4X4, les sœurs Julien en ont vu de toutes les couleurs. Dès les premières heures, c’est l’immensité silencieuse du désert qui les frappe. « Tous les habitants, humains comme animaux, se trouvent en situation de survie », raconte Rosalie.
Mais ce qui marque avant tout Rosalie et Maud, ce sont les enfants qu’elles croisent au quotidien. « Leur sourire, le regard qu’ils nous lançaient quand nous les prenions en photos, leur joie de vivre », se souvient Rosalie. Leur voyage leur a permis de constater de leurs propres yeux ce que leur père affirme depuis des années : que la réalité des jeunes défavorisées de Hochelaga-Maisonneuve est souvent pire que celle des petits Africains.
« Nous nous sommes rendu compte que la pauvreté se situe à un niveau différent. Les enfants sont heureux, même si leurs besoins de base ne sont pas toujours comblés. Les villages comptent 50 habitants ou moins. Ils ont la richesse de l’encadrement », souligne Rosalie, alors que Maud abonde dans le même sens. « Les enfants d’ici sont en contact tous les jours avec le superflu, renchérit-elle. Mais dans le désert, ils n’ont rien du tout. » Une réalité dont les deux jeunes femmes avaient tout de même conscience, puisque lorsqu’elles étaient enfants, le docteur Julien et sa famille s'étaient rendus en mission humanitaire en Afrique.
Danielle Joannette
Commentaire mis en ligne le 24 septembre 2008Je m'intéresse beaucoup à l'aide humanitaire et j'aimerais voir les photos de leur voyage.
merci