Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Collège Mont-Royal (sept 2008)
Le Flambeau
politiquefed
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Notre-Dame : Les députés demandent de revoir le scénario

Carole le Hirez par Carole le Hirez
Voir tous les articles de Carole le Hirez
Article mis en ligne le 12 février 2008 à 15:40
Soyez le premier à commenter cet article
Notre-Dame : Les députés demandent de revoir le scénario
Louise Harel et Réal Ménard unissent leurs voix contre le scénario proposé pour la rue Notre-Dame. (Photo:Régent Gosselin)
Notre-Dame : Les députés demandent de revoir le scénario
Nous publions ici le contenu de la lettre adressée par les députés Louise Harel et Réal Ménard à l'organisme Convercité, chargé d'organiser la consultation publique pour le ministère des Transports du Québec et la Ville de Montréal dans le cadre de la modernisation de la rue Notre-Dame.
L’aménagement de la rue Notre-Dame a été de longue date une question extrêmement sensible pour les résidents de l’Est de Montréal et particulièrement ceux et celles qui résident dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve. En effet, la construction de l’autoroute est-ouest, au début des années 1970, a entrainé la démolition de plus d’un millier de logements et contribué à anémier les quartiers riverains pendant plusieurs décennies. La mémoire reste toujours aussi vive à l’égard de ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui ont été chassés de leur milieu de vie.

A titre d’élus, représentant les populations des quartiers Sainte-Marie, Hochelaga-Maisonneuve et Mercier, nous entendons exercer un devoir de vigilance afin de nous assurer que le scénario retenu par le ministère des transports du Québec et la ville de Montréal soit le plus respectueux de la qualité de vie et du cadre bâti de nos concitoyens et concitoyennes, le plus propice à un développement durable et le plus avantageux pour la desserte locale en transport en commun.

Avant de faire part de nos préoccupations à l’endroit du scénario qui fait l’objet de la présente consultation publique, nous voulons rappeler les orientations retenues, lors des audiences publiques de trois jours tenues en 2000, à l’initiative du Collectif d’aménagement urbain, par une commission présidée par monsieur Gérald Larose et composée de quatre autres personnalités notoirement appréciées de la communauté de Hochelaga-Maisonneuve.

C’est à l’occasion de cette vaste consultation populaire que le concept de boulevard urbain, avec feux de signalisation a été massivement rejeté par la très grande majorité de nos concitoyens et concitoyennes, lesquels ont cependant signifié leur volonté non seulement de maintenir mais de développer la vocation industrielle et portuaire au sud de la rue Notre-Dame en cherchant à réduire au maximum les effets de débordement dans les rues résidentielles du quartier.« Le statu quo est inacceptable » ont-ils dit mais pas à n’importe quel prix.

A cet égard, certains objectifs proposés dans le cadre de l’actuel scénario vont dans le sens souhaité par une majorité de nos concitoyens et concitoyennes, notamment la canalisation de la circulation de transit sur Notre-Dame, la réunification des parcs Champêtre et Morgan permettant d’augmenter la pratique de sports et de loisirs, la consolidation des activités portuaires et des activités manufacturières par des accès routiers plus fluides.

Cependant, d’autres aspects du scénario présenté nous semblent problématiques, notamment l’augmentation projetée de la circulation automobile sur la santé de la population, une offre de transport en commun, en site propre sur la rue Notre-Dame qui aura bien peu de répercussions positives sur les déplacements de la population locale, l’impossibilité de mettre en valeur la caserne Létourneux, siège du Théâtre sans Fil, l’augmentation de six à huit des voies de circulation avec comme corollaire, des murs de quatre jusqu’à cinq mètres pour contrer l’augmentation de la pollution sonore, l’absence de voies de communication, est-ouest et nord-sud, pour désenclaver les terrains vacants, à la suite du déplacement de la cour de triage du CN.

Ces considérations sont non seulement les nôtres mais également celles d’une bonne partie de la population que nous représentons, d’autant que les préjudices subis lors de l’origine de ce projet ne trouvent pas réparation dans le cadre d’engagements explicites en faveur d’un plan de revitalisation urbaine.

Pour toutes ces raisons, nous souhaitons que le scénario proposé par le ministère des Transports et la Ville de Montréal soit revu à la lumière des considérations ci-haut énoncées.

(Photo:Régent Gosselin)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins