Le Parti libéral tente sa chance
Lorsque la députée d’Anjou, Lise Thériault, a scandé, lors de l’investiture de la candidate libérale de Bourget, Lyn Thériault, « nous ferons tout en notre possible pour que tu deviennes la prochaine députée », il semble que cela traduise bien l’état d’esprit du parti : les libéraux croient en leur chance de faire tomber cette forteresse péquiste.
Quinze députés libéraux étaient présents à l’investiture libérale du 25 février dernier pour appuyer la candidate, dont Lise Thériault, le premier ministre Jean Charest et plusieurs ministres. Invité à prendre la parole, le premier ministre a eu de bons mots pour la candidate : « Lyn est faite sur mesure pour le titre de députée de Bourget! »
Mais au-delà des simples formules d’encouragement, d’usage en pareilles circonstances, il semble bien que le Parti libéral soit déterminé à prendre cette circonscription au Parti québécois, qui y domine largement depuis plus de 30 ans. En effet, dans les coulisses du parti, on indique que le choix de la mairesse d’arrondissement, une femme bien connue dans le quartier, traduit bien la volonté d’avoir une candidature d’impact et de profiter de la dynamique d’une élection partielle pour ravir le siège au Parti québécois.
Selon les dispositions de la loi électorale, l’élection partielle dans Bourget doit être déclenchée au plus tard le 17 avril prochain.