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Infologis critique le gouvernement

Article mis en ligne le 20 mars 2008 à 10:29
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Infologis critique le gouvernement
Infologis accueille avec des sentiments partagés - soulagement devant l’ajout des 2000 logements sociaux dans le budget 2008-2009 - mais grande déception, comme le déplore le FRAPRU, que le gouvernement Charest n’ait pas retenu l’idée d’un plan d’investissement sur cinq ans, portée par le milieu communautaire et appuyée par une pétition de 29 000 noms recueillis en quelques semaines seulement. « Ce gouvernement n’a pas pris toute la mesure de la situation actuelle du logement au Québec pour en arriver à de telles décisions », ajoute le FRAPRU.
Même si le taux d’inoccupation est, selon ce qu’on dit, en bonne santé à Montréal, il reste que le nombre de logements de moins de 600 $ par mois est faible. D’après le FRAPRU, de nombreux problèmes de logement demeurent sans réponse : incapacité de payer vécue par près d’un demi-million de ménages locataires, besoins de logements avec services pour les personnes âgées en perte d’autonomie à plus faible revenu, besoins de logements communautaires pour les personnes itinérantes.

Les tempêtes de neige qu’on connaît présentement ne font-elles pas penser aux décideurs que le logement est un besoin plus qu’essentiel au Québec et que le taux d’effort des locataires est à un point tel qu’il faut couper dans d’autres besoins essentiels pour payer son loyer ? Les familles coupent sur la nourriture, alors que plusieurs personnes âgées ou vivant des problèmes de santé mentale doivent sacrifier leur médication.

Je n’ai pas hâte de constater les coûts sociaux reliés à ces décisions qui ne font que soulager partiellement les problèmes de logement et engendrent d’autres problématiques. La misère n’est pas une nouvelle tendance, puisque Victor Hugo a déjà dit en chambre, et je cite : « La misère est le vêtement du genre humain, il serait plus que temps de lui enlever cette guenille. »

Nous sommes en 2008 et monsieur Hugo serait certainement déçu de constater que son souhait n’a pas été exaucé.

- Ginette Mongrain, directrice d'Infologis

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