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Louise Harel et Réal Ménard retournent sur les bancs d’école

par Anne-Marie Tremblay
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Article mis en ligne le 30 avril 2008 à 10:27
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Louise Harel et Réal Ménard retournent sur les bancs d’école
Louise Harel et Réal Ménard sont retournés sur les bancs d’école au Pavillon d’Hochelaga-Maisonneuve, où des adultes apprennent les rouages de l’informatique. Sur la photo: La députée d'Hochelaga-Maisonneuve, Louise Harel. (Photo: Régent Gosselin)
Louise Harel et Réal Ménard retournent sur les bancs d’école
Difficile de retourner sur les bancs d’école lorsqu’on a atteint l’âge adulte. Pour souligner l’importance d’avoir accès à l’éducation, peu importe son âge ou son statut social, les députés Louise Harel et Réal Ménard ont accepté de faire un retour à l’école sur les bancs du Pavillon d’éducation communautaire (PEC), un fleuron de l’éducation populaire dans Hochelaga-Maisonneuve.
« C’est sous le thème Une éducation de qualité pour mettre fin à l’exclusion, que l’Institut de coopération pour l’éducation aux adultes (ICÉA) a invité dernièrement tous les parlementaires du Québec à effectuer un retour à l’école d’une heure, durant la Semaine mondiale d’action de la CME, qui avait lieu du 21 au 27 avril », a expliqué la directrice de l’ICÉA, Dominique Ollivier.

Louise Harel, députée de Hochelaga-Maisonneuve, a rappelé toute l’importance de l’éducation aux adultes dans un monde qui se complexifie chaque jour. « Il y a nécessité de réaménager complètement l’éducation scolaire. Autrefois, il suffisait d’aller à l’école jusqu’à un certain âge et ensuite, on était prêt à travailler toute sa vie. » Une réalité qui a bien changé depuis. « Il faudrait donc réfléchir publiquement à cette question.

La députée aimerait bien convaincre ses collègues de l’Assemblée nationale de créer une commission parlementaire étudiant ce sujet. En effet, le gouvernement est à revoir sa politique sur l’éducation aux adultes et la formation continue. Louise Harel, tout comme les représentants du PEC, revendique que l’éducation populaire soit incluse dans cette nouvelle mouture.

Des organismes comme le PEC offrent la chance aux citoyens d’apprendre tant par des formations que par des voies plus informelles. « Le PEC prouve qu’il y a plusieurs façons d’apprendre. Combien de fois j’ai rencontré des citoyens à mon bureau qui venaient ici pour s’initier au théâtre, à la couture... Pour eux, c’est une façon d’être actif dans la communauté, de faire leurs devoirs de citoyen », a illustré le député fédéral de Hochelaga, Réal Ménard.

En participant à l’opération Retour à l’école, les deux parlementaires ont ainsi rappelé les engagements pris par le Canada en matière d’éducation lors du Forum mondial sur l’éducation de l’UNESCO qui s’est tenu en avril 2000 et qui réunissait 185 pays. Un des objectifs y était Le Canada d’augmenter l’Aide publique au développement (APD) à un niveau correspondant à 0,7 % de son produit national brut (PNB).

Une cible qui est loin d’être atteinte, estime Réal Ménard. « Quand on est une société riche comme le Canada, et le Québec, il faut s’assurer de distribuer la richesse. En ce moment, nous n’investissons que 0,3 % de notre PNB. Selon ma collègue Caroline Saint-Hilaire, il faudrait augmenter notre participation de 15 % par année pour atteindre l’objectif fixé d’ici 2015. »

Les 185 pays s’étaient également engagés à lutter contre l’analphabétisme. Au Québec, on compte 800 000 alphabètes fonctionnels. Même s’ils sont capables de déchiffrer les mots, ces gens éprouvent de sérieux maux de tête dès que les phrases se compliquent. Et près de la moitié d’entre eux sont âgés de moins de 46 ans.

(Photo: Régent Gosselin)

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