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Présence de souris dans son logement : un locataire exaspéré

Steve Caron par Steve Caron
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Article mis en ligne le 30 mai 2008 à 14:05
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Présence de souris dans son logement : un locataire exaspéré
Depuis quelques semaines, Alain Paquin, qui habite rue Bourbonnière avec sa conjointe et ses trois enfants, doit partager son logement avec des locataires indésirables : des souris.
« J'ai capturé sept souris depuis la fête des Mères. Il semble y avoir une petite période d'accalmie en ce moment, mais la situation est tout de même désagréable et j'en ai marre », de confier M. Paquin.

Les souris s'infiltrent à l'intérieur du logement par les entrées de la plomberie. Elles se retrouvent notamment sous l'évier et le bain. M. Paquin les entend même dans les murs.

Le propriétaire du locataire a été avisé de la situation, mais celui-ci n'a encore rien fait pour corriger la situation.

« Je paie 847 $ par mois pour mon logement et le chauffage n'est pas inclus. Lorsque j'ai accepté de payer ce prix, des rénovations devaient avoir lieu pour améliorer la condition générale de mon appartement et cela n'a jamais été fait, puisque j'attends toujours », assure M. Paquin.

La prise de courant de la cuisine noircit après utilisation, il n'y a pas de porte d'entrée à l'une des chambres ni de prise de courant et dans la salle de bain un coin du plafond a été « patché » à la suite d'un dégât d'eau au deuxième étage. Comble de malheur, M. Paquin a l'impression que son appartement ne respecte pas les normes.

Pourtant, le propriétaire de l'immeuble a acquis l'édifice dernièrement. Avant que la vente ne soit conclue, M. Paquin lui avait mentionné les correctifs qu'il souhaitait voir apportés. En guise de réponse, le locataire a reçu une offre de 2000 $ pour déménager, malgré un bail valide jusqu'au 30 juin 2009. Une offre qu'il ne peut toutefois accepter pour le moment, car malgré de nombreuses recherches, il n'arrive pas à trouver un logement qui conviendrait à sa situation.

M. Paquin a subi l'amputation d'une jambe l'hiver dernier. En plus de devoir se familiariser avec sa nouvelle condition physique, il a dû réorganiser sa vie. Son logement actuel est situé à proximité de son médecin, du métro, de l'école spécialisée de ses enfants et de son pharmacien. Sa femme travaille dans le quartier et la famille du couple habite également dans le secteur, ce qui est bien pratique pour les coups de pouce imprévus. Pour accepter de déménager, il devra nécessairement trouver un logement situé au rez-de-chaussée lui permettant toutes les facilités de proximité actuelles.

« Mes enfants ne veulent pas déménager à l'extérieur du quartier. Tous leurs amis sont ici et ils doivent pouvoir continuer de fréquenter leur école, ils ne peuvent être déracinés. Je ne demande que le strict minimum, estime M. Paquin. À près de 900 $ par mois, il me semble que ce n'est pas exagéré. »

Au moment de mettre sous presse, M. Paquin avait entrepris des procédures légales pour sommer son propriétaire d'agir et attendait toujours la suite des événements.

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