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Marguerite Blais dit non à une direction de la protection des aînés

par Olivier Arbour-Masse
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Article mis en ligne le 5 août 2008 à 10:27
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Marguerite Blais dit non à une direction de la protection des aînés
La ministre responsable des aînés, Marguerite Blais, ne souhaite pas fonder une direction de la protection des aînés pour contrer les abus.
Marguerite Blais dit non à une direction de la protection des aînés
La ministre responsable des aînés, Marguerite Blais, ne croit pas en la pertinence d'une direction de la protection des aînés pour contrer les abus subis par certaines personnes âgées.
Plusieurs cas de mauvais traitements à l'endroit de personnes du troisième âge ont défrayé les manchettes lors des dernières années. En 2006, par exemple, au Centre hospitalier de soins de longue durée Meilleur, un certain M. Contant a été traîné au sol par un membre du personnel comme un vulgaire sac de sable, sous l'œil d'une caméra cachée par sa fille qui se doutait des mauvais traitements dont son père était victime.

Malgré cela, Mme Blais a déclaré lors d'une entrevue exclusive accordée à Médias Transcontinental que « les aînés sont capables de s'exprimer sur la qualité des soins qui leur sont prodigués et n'ont pas besoin » de l'équivalent de la Direction de la protection de la jeunesse pour personnes âgées. Selon la ministre, une telle institution aurait pour effet « d'infantiliser les aînés ».

Responsable des communications à l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR), Maurice Boucher abonde dans le même sens. « On s'est toujours opposé à une telle institution parce qu'on craint qu'il y ait surprotection des aînés, ce qui pourrait bafouer certains de leurs droits », affirme-t-il, tout en confirmant que l'abus est un problème bien réel auquel font face les aînés.

Selon les chiffres recueillis auprès de l'AQDR, 4 % des aînés québécois seraient victimes d'abus. Une statistique qui ne serait que la pointe de l'iceberg, puisque les estimations chiffrent plutôt à 10 % le taux de gens ayant subis de mauvais traitements.
Plan d'action
Pour mettre fin aux maltraitances, l'AQDR a proposé, lors de la consultation publique sur la condition des aînés menée à l'automne 2007, un projet qui a reçu l'appui financier du gouvernement du Québec.
Échelonné sur trois ans et débutant à l'automne 2008, ce plan comprend trois étapes. Dans un premier temps, une recension des méthodes de prévention et d'intervention des abus sera effectuée sur l'ensemble du territoire québécois.

Dans un deuxième temps, les meilleures pratiques seront réunies en une trousse bilingue qui, finalement, sera remise aux organisations locales et à quelque 2000 intervenants lors d'une tournée provinciale de formation. Les intervenants visés sont des personnes œuvrant avec les aînés dans la pratique de leur emploi: policiers, préposés aux bénéficiaires, avocats, universitaires, médecins, etc.

« On souhaite homogénéiser, sans toutefois uniformiser, les pratiques pour contrer la maltraitance au Québec », souligne le coordonnateur de ce projet et directeur général de l'AQDR, Claude Major.

Une fois cet objectif accompli, une campagne de communication sera mise de l'avant pour rejoindre les aînés et les inciter à signaler les abus. « La majorité des personnes âgées victimes d'abus hésitent à dénoncer leur situation, explique M. Major. C'est souvent parce que l'abus est commis par un proche, que ce soit un membre de la famille ou un intervenant. »
Augmentation du crédit d'impôt
Par ailleurs, le crédit d'impôt pour les personnes âgées de plus de 70 ans qui ont recours à des services a été bonifié, passant de 25 % à 30 %. Cette mesure fiscale, annoncée au mois de juin, s'applique aux dépenses reliées à des services.
Autre nouveauté intéressante: le calcul de la dépense admissible à ce crédit d'impôt a été simplifié pour les aînés habitant en résidence pour personnes âgées, clientèle qui représente 80 % des bénéficiaires de cette mesure fiscale.

« Toutefois, c'est encore un calcul complexe à faire. Certaines résidences à but lucratif en profitent pour mettre sur pied un service d'administration de ce crédit d'impôt pour aider les aînés. Le problème, c'est que ce service est souvent offert à coût abusif », dénonce Maurice Boucher.

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Thérèse Dubé

Commentaire mis en ligne le 12 août 2008
Bonjour! Je suis d'accord avec la décision de la ministre Marguerite Blais de dire non à la direction d'une protection des aînes. Par contre, certaines personnes, en foyer privé, comme ma mère âgée de 85 ans, n'arrivent pas à faire respecter leur diète. Le propriétaire est d'accord, mais certains(es) employés(ées) considèrent cette diète comme du caprice et passe outre quand ils ne sont pas supervisés. Ou, si un membre de la famille ou/et le propriétaire intervient, ces mêmes employés démontrent encore plus de mauvaise volonté dans les jours qui suivent. Je trouve triste de voir souffrir ces personnes du fait qu'elles n'arrivent pas à se faire entendre et respecter.
Une question, existe-t-il une loi permettant au gouvernement d'inspecter les foyers privés? ou une loi nous appuyant pour exiger un meilleur service dans un foyer privé? Merci de me répondre Thérèse Dubé

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