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Une rentrée scolaire moins stressante pour des parents moins nantis

Marie-Josée Chouinard par Marie-Josée Chouinard
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Article mis en ligne le 21 août 2008 à 16:43
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Une rentrée scolaire moins stressante pour des parents moins nantis
Des enfants ont reçu tout ce dont ils avaient besoin pour partir l'année scolaire du bon pied. - (Photo: Patrick Deschamps)
Une rentrée scolaire moins stressante pour des parents moins nantis
C'est la grande rentrée pour les enfants. Ils reprennent joyeusement le chemin de l'école avec un sac bien rempli sur le dos. Malheureusement, on estime qu'à Montréal, quelque 28 000 enfants n'auront pas tout ce qu'il leur faut pour commencer l'année scolaire. C'est pourquoi le Regroupement des magasins-partage de l'île de Montréal a tenu 19 magasins-partage d'une journée pour la rentrée scolaire dans des secteurs moins nantis, dont un dans Hochelaga-Maisonneuve, mercredi dernier, qui était soutenu par le Carrefour d'alimentation et de partage Saint-Barnabé.
Rencontrée lors de la tenue du magasin-partage, la mère d'une fillette de 6 ans avouait que cet événement lui permet de démarrer l'année scolaire du bon pied. Selon la jeune mère prestataire de l'aide sociale, sans ce coup de main, elle aurait dû faire d'importantes coupures sur l'épicerie pour joindre les deux bouts. « Ce n'est pas ma fille que j'aurais privée, mais plutôt moi. Par exemple, j'aurais acheté encore moins de viande et j'en aurais moins pris pour en donner à ma fille », explique-t-elle, avec en main, tous les effets scolaires dont sa petite avait besoin pour débuter sa première année. Tous les articles sont neufs. « Elle a tout ce qu'il faut. Je pense qu'il ne manque qu'un petit ciseau. Ce n’est rien, ça », se réjouit la maman. Elle a pu aussi se procurer des aliments, question de commencer l'école avec le ventre plein.

Par contre, la nourriture n'est pas gratuite dans les magasins-partage. Les gens doivent payer 10 p. cent de la valeur des produits. « Cette formule me touche », mentionne Sylvain Arsenault, membre du conseil d'administration du Regroupement des magasins-partage. Selon lui, les gens ont ainsi moins l'impression de demander la charité, même s'ils paient un prix dérisoire. C'est une question de dignité.

Les Magasins-Partage ont été créés, il y a un peu plus de dix ans, pour permettre aux personnes moins nanties de passer un plus joyeux Noël en leur offrant une épicerie à bon prix. Mais, rapidement, on s'est rendu compte dans les organismes de dépannage alimentaire que, généralement, les demandes sont en hausse en août et en septembre, coïncidant avec la rentrée scolaire. Jeannelle Bouffard, directrice du Cap Saint-Barnabé, l'a constaté année après année. « L'autre moment difficile pour les familles, c'est novembre parce qu'il faut habiller les enfants pour l'hiver », note Mme Bouffard.

Mercredi dernier, ce sont quelque 108 familles, dont 180 enfants, du quartier Hochelaga-Maisonneuve qui ont pu profiter du magasin-partage. À travers l'île, le Regroupement comptait aider 2400 enfants à vivre une rentrée scolaire sous le signe du succès.

« L'odeur du nouveau coffre à crayons et des effets scolaires neufs, ça donne le goût d'aller à l'école. C'est fondamental de partir ces enfants sur le bon pied », fait valoir M. Arsenault, qui songe déjà à amasser des dons afin d'aider un plus grand nombre d'enfants pour la prochaine année scolaire.

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