Trois radars photo, dont un mobile, et trois caméras de surveillance aux feux de circulation feront leur apparition à Montréal, dès le 19 mai. (Photo: gracieuseté)
Des radars photo et des caméras pour freiner l'ardeur des conducteurs
Trois radars photo, dont un mobile, et trois caméras de surveillance aux feux de circulation feront leur apparition à Montréal, dès le 19 mai, dans le cadre d'un projet-pilote de 21 mois visant à freiner l'ardeur des conducteurs trop pressés et ceux, nombreux à Montréal, qui grillent impunément les feux rouges.
Le ministère des Transports du Québec (MTQ) implantera ces appareils à 15 endroits dans la province. Outre la métropole, les régions de la Montérégie et de Chaudière-Appalaches sont également ciblées. Pendant les trois premiers mois, les automobilistes pris en flagrant délit recevront une lettre d'avertissement les enjoignant à ralentir ou à respecter les feux de circulation. Après coup, le 19 août, débutera officiellement le projet-pilote, accompagné de constats d'infraction en bonne et due forme.
Sur le territoire montréalais, des caméras de surveillance seront installées aux intersections des rues University/Notre-Dame Ouest; Sainte-Catherine/d'Iberville; boulevard Décarie/Paré.
Des radars photo fixes feront payer cher les conducteurs récalcitrants qui circuleront trop rapidement sur le chemin McDougall, entre l'avenue Cedar et Le Boulevard, ainsi que sur l'autoroute 15 sud, environ 300 mètres avant la sortie Atwater.
Enfin, un radar photo mobile, installé dans un camion dont les automobilistes ne connaîtront ni l'horaire ni la position, surveillera de près la vitesse sur la rue Notre-Dame, entre l'avenue De Lorimier et l'avenue Gonthier, une zone de plus de 10 kilomètres. Quand le radar photo pincera un conducteur, celui-ci en sera informé à l'aide d'un signal lumineux le prévenant de surveiller son courrier.
En France, où des radars photo sont en fonction depuis plusieurs années, on a attribué 75 % des gains en matière de sécurité routière à la mise en place de ces appareils.
« Il s'agit d'une initiative qui vise avant tout à sauver des vies en favorisant un changement de comportement, précise Claude Dauphin, président du comité exécutif et responsable de la sécurité publique. Nous savons que la vitesse excessive et le non-respect des feux rouges sont directement responsables du décès de trop nombreux usagers de la route. L'effet dissuasif de ces appareils est reconnu. Pour notre administration qui a mis sur pied une brigade de 133
policiers dédiés à la sécurité publique, il est important de responsabiliser les conducteurs en augmentant leur perception du risque de se faire sanctionner lorsqu'il y a manquement au Code de la sécurité routière. »
Pour André Lavallée, vice-président du comité exécutif et responsable du Plan de transport et de l'aménagement urbain, Montréal fait beaucoup pour accroître la sécurité des usagers de la route: piétons, cyclistes et automobilistes.
« Montréal appuie ce projet du gouvernement du Québec, car notre administration a clairement démontré l'importance de la sécurité routière en en faisant une priorité dans le Plan de transport. Montréal est déjà active en cette matière depuis 2007; nous avons mis en place un programme de sécurisation pour 500 intersections sur dix ans, implanté des feux à décompte numérique à de nombreuses intersections. Nous travaillons également à la mise sur pied d'un bureau de la sécurité des déplacements et nous planifions de réduire la limite de vitesse à 40 km/h sur le réseau routier. Notre administration vise toujours un grand objectif pour l'avenir: réduire de 40 % le nombre d'accidents sur le territoire de l'agglomération en dix ans », indique M. Lavallée.
Dès le 19 mai, une période d'essai de trois mois débutera et l'installation des nouveaux appareils sera affichée dans les secteurs concernés, de manière à prévenir les automobilistes à l'avance. L'entrée en vigueur officielle avec émissions de contraventions est prévue le 19 août.
Surveillance aux feux rouges
Intersection des rues Sainte-Catherine et D'Iberville
- Débit: 16 000 véhicules/jour
- Vitesse affichée: 50 km/h
- 25 accidents, dont 72 % causés par un véhicule ayant passé sur un feu rouge
- 14 accidents corporels, dont 86 % sont des collisions à angle droit
- Visibilité réduite
Radar photo mobile (dans un camion)
Rue Notre-Dame Est, entre la rue De Lorimier et l'avenue Gonthier
- Zone surveillée: 10,6 km
- Vitesses affichées: 50 ou 60 km/h
- 74 accidents/km sur trois ans
- Parcs et passages pour écoliers
Michel Sauvageau
Commentaire mis en ligne le 19 août 2009Ce que je me demande est-ce qu'il y a une tolérance?
Dans le cas contraire il faut rouler en dessous de la vitesse permise pour les erreurs des odomètres.