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Le Flambeau
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« Mobilisées, unies et certaines d’avancer! »

Article mis en ligne le 26 février 2009 à 10:17
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« Mobilisées, unies et certaines d’avancer! »
Au slogan national du 8 mars, « Mobilisées, unies et certaines d’avancer! », les centres de femmes membres de la Table régionale des centres de femmes de Montréal métropolitain-Laval (TRCFMML) y ajoutent : pour remplir leurs sacs d’épicerie toujours aussi vides!
Les centres de femmes poursuivent leur lutte pour l’obtention de revenus décents pour toutes, de même que des services publics et des programmes sociaux universels. La TRCFMML persiste à lutter contre la pauvreté des femmes et l’exclusion sociale. Nous interpellons une fois de plus le gouvernement du Québec d’assumer ses responsabilités, d’assurer une juste répartition de la richesse et d’instaurer des programmes substantiels pour l’amélioration des conditions de vie des femmes.

L’acharnement des femmes dans cette lutte sera sans relâche. Depuis plusieurs mois, les centres de femmes interpellent les élus afin de briser l’escalade de l’appauvrissement d’une grande majorité de femmes que rejoint la TRCFMML. C’est d’abord en octobre 2008, dans le cadre de la Journée nationale des centres de femmes, que la TRCFMML diffusait un recueil de témoignages : « La pauvreté des femmes, un enfer privé, une affaire publique ». Les femmes rencontraient leur député pour prendre la parole et décrier leur situation inacceptable, ainsi que leurs revendications pour y mettre fin. Le même scénario s’est reproduit lors de la dernière campagne électorale provinciale. Et finalement, pour débuter l’année 2009, les femmes des centres tenaient à offrir leurs bons vœux aux députés nouvellement élus et leur rappeler leurs revendications. Aucune personne du gouvernement ne pourra nier avoir été sensibilisée; même que plusieurs ont déjà pris des engagements. Qu’en est-il aujourd’hui des suites concrètes? L’heure est venue de rendre des comptes.

Les femmes sont unies et mobilisées mais leurs sacs d’épicerie sont toujours vides. Près d’une femme âgée sur trois et près d’une femme monoparentale sur deux vit sous le seuil de faible revenu. Particulièrement, ce sont les femmes immigrantes qui se retrouvent dans des emplois précaires et moins bien salariés. D’autre part, une récente étude du Front d’action populaire en réaménagement urbain fait ressortir que les locataires sont plus pauvres aujourd’hui qu’il y a 25 ans et que les femmes sont davantage des locataires. De plus en plus, elles consacrent une grande part de leur revenu au loyer. Également, le nombre de femmes itinérantes croît sans cesse et celles-ci bénéficient de très peu de ressources et vivent dans l’exclusion. Les coûts de plus en plus effarants du transport en commun mènent beaucoup de femmes à l’isolement. Elles en ont assez et ne veulent plus que la charité se substitue aux mesures de justice sociale.

Même l’ONU, dans un communiqué du 6 février, s’inquiétait de l’impact de la crise économique sur les femmes : « Alors que l’ampleur de la crise actuelle est encore difficile à mesurer, on s’attend à ce que les femmes et jeunes filles (…) soient particulièrement affectées par les conséquences économiques et sociales potentielles, comme le chômage, l’augmentation éventuelle de la violence sociétale et conjugale ». L’ONU exhorte les décideurs à porter une attention particulière à la situation des femmes et à l’installation de « programmes visant à réduire la pauvreté et la faim ». Que comptent faire nos propres décideurs?

Les femmes de la TRCFMML rejoindront tous les élus qui ont pris des engagements et voudront des réponses.

- Table régionale des centres de femmes de Montréal métropolitain-Laval

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