Crise économique: les arrondissements devront couper 20 M$
Montréal, au total, veut générer des économies de 155 M$ en 2009
La crise économique mondiale rattrape Montréal. L'administration du maire Gérald Tremblay a annoncé, mercredi, son intention de réaliser des économies de 155 M$, en vertu d'un plan de rationalisation pour lequel les arrondissements devront contribuer en retranchant 20 M$ à leur dotation.
À l'instar de Toronto, Calgary et Vancouver, la métropole voit ses recettes fondre comme neige au soleil, alors que les droits de mutation immobiliers diminuent tout comme les revenus d’intérêts sur les liquidités de la Ville. À cela s’ajoutent une hausse des charges reliées à la performance des régimes de retraite et d’autres risques inhérents aux opérations.
Des mesures immédiates, approuvées par le comité exécutif, entrent en application et permettront d'économiser 95 M$: réduction de 2 % de la masse salariale; poursuite du gel de l’embauche et non-comblement des postes vacants au sein de la fonction publique; réduction de 30 % des honoraires professionnels encourus par la Ville auprès de firmes externes; gel du salaire des élus pour 2009; gel des dépenses de contingence pour un montant de 15 M$; le comité du budget devra également proposer des réductions dans certains projets ciblés.
En plus des coupes de 95 M$ et l'effort de 20 M$ demandé aux arrondissements, notons que la Société de transport de Montréal devra trouver 40 M$, elle qui peine d'année en année à équilibrer son budget.
Ces mesures s'ajoutent à la RASOP lancée il y a deux ans, une opération de rationalisation visant à générer des économies récurrentes de 300 M$, notamment par l'attrition de 1000 postes à la Ville de Montréal.