Michael Ignatieff, devant 1300 militants libéraux de l'est de Montréal, a demandé à ses troupes de l'aider à gagner les prochaines élections générales. (Photo: Patrick Deschamp)
Michael Ignatieff fait un arrêt dans l'Est
Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Michael Ignatieff, galvanisé par 1300 militants libéraux réunis dimanche au Centre des congrès et banquets Renaissance, a appelé ses troupes à l'aider à gagner les prochaines élections fédérales.
M. Ignatieff, entouré de plusieurs députés du caucus québécois du PLC, dont Pablo Rodriguez, Massimo Pacetti et le lieutenant Denis Coderre, a invité les gens présents à « convaincre leurs amis et leurs voisins » à appuyer les libéraux afin de se débarrasser du Bloc québécois, lequel, a-t-il dit, fait de la « politique fiction » en proposant la souveraineté comme solution à la crise économique, ainsi que les conservateurs qui n'ont pas d'équipe et de vision, selon lui.
Faisant allusion au scandale des commandites sans toutefois le nommer, Michael Ignatieff a admis que l'opposition officielle à Ottawa a « traversé un désert » ces dernières années en étant boudée par les Québécois, « mais maintenant, nous voyons l'oasis de la victoire » devant nous, a-t-il dit, soulevant un tonnerre d'applaudissements. Seul le député de Papineau, Justin Trudeau, accueilli telle une rock star, a été autant sinon plus ovationné que son chef quand on l'a présenté.
M. Ignatieff a aussi parlé de pluralité et de la fierté de « vivre en paix » malgré les origines diverses des Canadiens, pointant ses canons vers ses adversaires en les accusant de diviser les citoyens, alors que « nous sommes le parti de la bonne gestion et de la solidarité sociale », a-t-il évoqué.
Travail d'équipe pour relever les défis de l'Est
En point de presse, questionné à propos des enjeux de l'est de Montréal par Médias Transcontinental, notamment les dossiers du transport en commun et de la réhabilitation des terrains contaminés, Michael Ignatieff a indiqué qu'une fois élu premier ministre du Canada, il s'assoirait avec les maires des grandes villes du pays et avec les gouvernements provinciaux pour établir une stratégie nationale de transport.
« Il faut travailler en équipe en respectant les responsabilités de chacun des trois paliers de gouvernement. Les préoccupations de Gérald Tremblay, que je viens de rencontrer, sont les mêmes que celles des maires de Toronto et d'Halifax. C'est crucial de se donner une stratégie commune si on veut réduire le trafic et amener plus de gens à prendre l'autobus et le métro. »
En ce qui a trait aux terrains contaminés, nombreux dans l'Est, M. Ignatieff a plaidé, encore une fois, pour une approche commune et concertée.