La saga de la rue Notre-Dame
Cette semaine, la ministre des Transports, Julie Boulet, annonçait que le budget initialement prévu en mai 2008 au montant de 750 M$ était passé à 1,5 G$, faute d'avoir prévu des contingences au projet. Le lendemain, un quotidien montréalais dénonçait la ministre en confirmant que les « contingences » avaient été prévues à la hauteur d'environ 150 à 187,5 M$.
L'amateurisme avec lequel la ministre a traité ce projet démontre bien que ce « projet bien attaché », selon les propos de Raymond Bachand, ministre responsable de la région de Montréal, avait été bâclé sans tenir compte des revendications des groupes de citoyens lors des audiences publiques. La ministre nous annonce maintenant qu'il faut réviser le projet.
Ce sera l'occasion lors de cette révision de rendre publique les études demandées par les citoyens. Particulièrement, les études sur la qualité de l'air, l'impact de l'accroissement de la circulation et les conséquences sur la santé des citoyens demeurant aux abords de l'autoroute urbaine.
De plus, un comité consultatif doit être annoncé par la ministre des Transports depuis plusieurs mois. Ce comité regroupant des élus municipaux et des représentants des organisations locales ne prévoit pas de siège à un député québécois. Les élus de la Table de l'Est ont écrit à la ministre afin de demander qu'un élu de l'Assemblée nationale représentant les circonscriptions visées par le projet soit membre du comité consultatif.
Je demande à la ministre de corriger cet oubli et de s'assurer qu'un élu riverain de l'Assemblée nationale soit membre du comité consultatif qui verra à faire le suivi du projet.
La transparence doit être dorénavant au rendez-vous afin d'obtenir l'adhésion des citoyens à un projet qui se situe dans leur quartier et avec lequel ils devront vivre pour les prochaines années.
- La lette provient du bureau de la députée de Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier