La culture en bac est une activité de plus en plus populaire qui attire les jardiniers en herbe. (Photo : gracieuseté d'Alternatives)
Des îlots potagers plutôt que du béton
Un projet-pilote d'agriculture urbaine verra le jour cet été, dans l'arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve. Les jardiniers en herbe pourront ainsi s'approvisionner en fruits et légumes frais.
« Paysage solidaire 2008-2013 » consiste à transformer des friches urbaines, des espaces sous-exploités ou des sites qui nécessitent une revalorisation en espaces cultivés. Deux sites accueilleront les jardiniers : la cour du centre récréosportif du Collège Mont-Royal et un terrain situé entre le Centre de la petite enfance (CPE) du Dolmen et la Maison des familles de Mercier-Est.
En transformant ces endroits en « espaces agricoles », cela contribuera à combattre les îlots de chaleur, puisqu'il s'agit de sites bétonnés. Les espaces sont facilement accessibles et disposent des infrastructures nécessaires pour répondre aux besoins des jardiniers.
La technique de production qui sera favorisée sera la culture en bac. Elle permet de cultiver des fruits et légumes sur des terrains contaminés, de limiter la quantité d'eau utilisée, de réduire le temps d'entretien et de déplacer la production en cas de pépin. Elle est saine environnementalement.
Au chapitre de la santé, le projet est également bénéfique. Des légumes et fruits frais assurent une meilleure alimentation aux consommateurs, et ce, à moindre coût. Dans le contexte économique actuel, plusieurs personnes pourraient bien profiter de l'occasion. Une partie de la récolte produite sera vendue à prix abordables à des organismes communautaires du quartier.
Les jardiniers ne seront pas laissés à eux-mêmes, alors il n'est pas nécessaire d'être un expert en culture de tomates pour participer au projet. Un animateur sera embauché par l'organisme Y'a quelqu'un l'aut'bord du mur (YQQ), l'un des partenaires du projet, et sa tâche consistera à accompagner les cultivateurs amateurs. Il prodiguera trucs et conseils pour faciliter les opérations et animera des ateliers connexes, notamment sur le compostage et le verdissement. Des événements festifs pourront même être organisés.
« Il s'agit d'un projet-pilote, mais il est clair que nous aimerions qu'il devienne récurrent. Nous n'avons pas fixé d'objectifs de participation pour cette première expérience. Nous croyons toutefois être en mesure d'accueillir tous les participants sans problème », note Laurie Fourneaux, agente de développement à Solidarité Mercier-Est, l'organisme de concertation est également un partenaire du projet.
L'organisme non gouvernemental Alternatives, spécialisé dans le domaine de l'agriculture urbaine, et des partenaires privés participent aussi à l'aventure, soit par le biais d'une aide technique ou financière. Le but avoué est de développer les deux sites de façon permanente.
Pour s'inscrire, on rejoint Mme Fourneaux au 514 356-1917.