Une nouvelle pétition a été déposée au conseil municipal pour sensibiliser les élus à l'importance de construire un centre récréosportif dans Mercier-Est. (Photo : Patrick Deschamps)
Dépôt d'une nouvelle pétition au conseil municipal
Centre récréosportif de Mercier-Est
Les citoyens n'en démordent pas et tant que le centre récréosportif de Mercier-Est ne sera pas devenu réalité, ils continueront de talonner les élus pour que le projet se réalise.
Une nouvelle pétition, entérinée par près de 2000 résidents, a été déposée au conseil municipal du 27 avril. Les signataires souhaitent que le dossier soit une priorité pour l'administration du maire Tremblay, mais surtout que des gestes concrets en ce sens soient posés.
« Les 41 000 résidents de Mercier-Est ne disposent d'aucune piscine intérieure et doivent se rendre à l'extérieur du quartier pour pratiquer des activités sportives et de loisirs qui sont essentielles à leur santé », a souligné Suzie Miron, présidente du Service des loisirs Sainte-Claire.
Les personnes âgées doivent se rendre à l'extérieur du quartier pour se baigner. Renée Beauchemin, présidente du Chez-Nous de Mercier-Est, en est un bon exemple. Deux fois par semaine, elle prend son véhicule et se rend au centre aquatique de Saint-Léonard pour faire son aquaforme.
« La situation est incommodante. Je suis chanceuse, j'ai une voiture. Imaginez-ceux qui doivent utiliser le transport en commun. Ça n'a aucun bon sens. »
Pourtant, les élus des divers paliers gouvernementaux se sont souvent prononcés en faveur du projet. Les élus provinciaux, fédéraux et municipaux de l'Est ont tous signé une lettre d'appui au dossier de centre récréosportif de Mercier-Est.
Même le maire Tremblay, qui, en septembre dernier n'était pas chaud à l'idée, a changé son fusil d'épaule quelques mois plus tard. En décembre 2008, il affirmait que le projet devait être considéré comme une priorité. Malgré tout, le comité exécutif n'a toujours pas posé de geste concret en ce sens.
Ce double discours inquiète certains acteurs du dossier. Les gens en ont marre des belles promesses. Ils veulent de l'action. L'hôtel de ville a été le théâtre de plusieurs interventions ou pétitions et les résidents se demandent toujours quand l'administration municipale daignera bouger.
Au cours des prochains mois, campagne électorale oblige, les candidats discuteront abondamment du dossier. Pour gagner la sympathie des électeurs, ils n'hésiteront pas à inclure ce projet dans leur programme électoral.
« Ça prend plus que des promesses. Le sujet date d'une quinzaine d'années déjà. Nous avons assez attendu », d'ajouter Mme Miron, qui ne croira les politiciens que quand les travaux débuteront.
Le concept a été développé et des plans ont aussi été dessinés. Outre la piscine intérieure, un gymnase double et des locaux communautaires se grefferont au projet. Cependant, tout a été mis sur la glace.
Aujourd'hui, les infrastructures sont évaluées à près de 22 M$. L'arrondissement pourrait y consacrer 5 M$, en autant que la Ville-centre en mette autant. Le reste de l'argent nécessaire proviendrait des paliers provincial et fédéral, par le biais d'enveloppes budgétaires consacrées aux infrastructures.
Le comité exécutif doit d'abord approuver le projet, cette étape étant primordiale à la suite des choses, et rien n'indique qu'il le fera dans les prochaines séances.