Une consultation publique a eu lieu mardi soir dernier, en présence du maire de l'arrondissement Luis Miranda, sur l'utilisation de fusées d'effarouchement et de rapaces mécaniques dans le but de faire fuir les oiseaux noirs qui dorment dans le boisé situé à Anjou-sur-le-Lac. (Photo: Patrick Deschamps)
Les fusées d'effarouchement seront de retour
Puisque que les oiseaux noirs devraient être de retour encore cet été à Anjou-sur-le-Lac, l'arrondissement d'Anjou a pris la décision de réactiver les controversées fusées d'effarouchement et les rapaces mécaniques, mais cette fois, en tenant compte du bruit que ces appareils émettent et qui affecte la qualité de vie des résidents.
Mardi soir dernier, à l'église Jean XXIII, une consultation publique sur cette problématique avait lieu, en présence du maire de l'arrondissement d'Anjou, Luis Miranda. Sur place, des gens opposés au retour des effaroucheurs d'oiseaux, d'autres pour leur utilisation cet été. « Nous ne sommes pas contre l'idée de trouver un moyen de faire fuir les oiseaux noirs, mais on trouve que l'utilisation de ces engins est disproportionnée par rapport au problème. C'est comme si on utilisait une carabine pour tuer une mouche », a laissé entendre un citoyen qui veut garder l'anonymat.
« Les effaroucheurs font du bruit, c'est normal, mais leur emplacement le long des parcs et près des résidences porte atteinte à notre qualité de vie. On aimerait trouver un autre moyen », poursuit ce même citoyen.
Autres moyens
L'an dernier, deux des trois appareils étaient en fonction de 19 h à 21 h chaque soir, alors que le troisième était en marche le jour, dès 7 h le matin.
« Nous allons revoir la fréquence d'utilisation, indique le maire de l'arrondissement. Au lieu de partir les appareils toutes les quatre minutes, le délai sera peut-être augmenté à 8 ou 10 minutes entre chaque coup. De plus, on va changer l'emplacement des effaroucheurs pour ainsi répondre à la problématique soulevée par les citoyens. Ainsi, il y aura moins de bruit à proximité des parcs et des résidences. »
D'autres moyens seront également envisagés pour éloigner les oiseaux noirs, tels que l'utilisation d'un fauconnier. « On va combiner plusieurs méthodes pour arriver à faire partir les oiseaux, mentionne Luis Miranda. Je demande aux gens d'être patients ; selon les experts que nous avons consultés, il faut trois ans pour qu'un tel problème se règle, soit le temps pour une nouvelle génération d'oiseaux de naître et de prendre d'autres habitudes de migration. »
Le retour des fusées d'effarouchement et les rapaces mécaniques coûtent 3000 $ à l'arrondissement.