Les inondations dans le parc industriel sont de plus en plus fréquentes, ce qui irrite les propriétaires d'entreprises du secteur. (Photo: Patrick Deschamps)
« Un cauchemar », le réseau fluvial du parc industriel Anjou
Les fortes pluies du 15 juin dernier ont causé le débordement des installations fluviales du parc industriel Anjou, soulevant l'ire de certains propriétaires d'entreprises.
« À chaque fois qu'il pleut, on a un problème, explique Pierre Tanguay, d'Alim Plus, qui a subi des dommages matériaux importants le 15 juin dernier. L'eau monte trop vite pour les puisards municipaux et on est rapidement inondé. C'est rendu qu'on pense sérieusement à s'acheter des sacs de sable pour empêcher l'eau d'entrer. Il faudrait que l'arrondissement règle le problème, et vite! C'est une situation décevante que nous vivons depuis notre arrivée ici, en 2001. »
Le propriétaire du Père du meuble, qui a lui aussi vu son entrepôt inondé à la mi-juin, poursuit sur cette même réflexion. « C'est un vrai cauchemar que je vis depuis mon arrivée dans le parc industriel, il y a quatre ans. C'est rendu que je ne dors plus la nuit quand on annonce de la pluie. Il y a un problème de puisards dans le parc industriel et ils (les autorités de l'arrondissement) le savent depuis longtemps: qu'est-ce qu'ils attendent pour le régler ? », se questionne Donato Del Busso.
« Act of God »
L'arrondissement d'Anjou assure comprendre le mécontentement des propriétaires, tout en indiquant qu'une rencontre est prévue dans les prochains jours avec les responsables de ce dossier à la Ville de Montréal.
« Nous sommes conscients qu'il faut trouver une solution, affirme le directeur de l'arrondissement, Jacques Rioux. Mais, en même temps, c'est de la responsabilité de la Ville de Montréal, tout ça. Alors, il faut les rencontrer pour voir ce qu'ils peuvent faire avec nous dans ce dossier. Soyez assurés que l'on essaie de trouver la meilleure solution possible. »
D'ici là, les deux propriétaires interrogés se demandent bien vers qui se tourner pour se faire rembourser les dommages subis.
« On m'a dit que c'était un "Act of God". Je veux bien; mais c'est certainement pas à lui que je dois envoyer la facture, n'est-ce pas ? », ironise M. Tanguay.
« Le conseiller municipal Gilles Beaudry est venu nous voir et il n'a même pas pris le temps d'entrer dans notre entreprise pour constater les dégâts, allègue M. Del Busso. Il a simplement dit: « Envoie ta facture à la Ville de Montréal, ce n'est pas de notre ressort. » Depuis, j'attends toujours mon remboursement. Avoir su que j'aurais tellement de problèmes quand j'ai acheté il y a quatre ans… »