« On ne peut mettre un policier sur la banquette avant de chaque voiture. Par contre, il ne faut pas oublier que la plaie au Québec, c’est la vitesse », souligne Jean-Maurice Demers. (Photo : Arger Émond)
Des citoyens se consultent pour des routes plus sécuritaires
Encore sous le choc de la perte de sa femme, décédée à quelques mètres de chez lui dans un accident automobile le 11 août dernier, le Pointelier Jean-Maurice Demers tente de mettre en place des moyens visant à diminuer le nombre de décès sur les routes québécoises.
Submergé d’appels, d’encouragements et de suggestions au cours des semaines qui ont suivi le tragique accident, Jean-Maurice Demers a organisé une réunion le 28 septembre dernier au Centre Roussin. « C’était une réunion entre voisins pour discuter de pistes de solution », précise-t-il. Le commandant du poste de quartier 49, Richard Fournel, le directeur de Tandem RDP/PAT, Maurice Vanier, et le conseiller municipal Nicolas Montmorency ont aussi participé à la rencontre, qui a attiré une quarantaine de personnes.
La réunion a entre autres permis de former un comité d’une dizaine de personnes qui aura pour tâche de promouvoir les différentes pistes de solution mises de l’avant par les citoyens du quartier. « En une seule soirée, nous avons accumulé 51 éléments de proposition et j’en reçois de nouvelles régulièrement », souligne Jean-Maurice Demers.
Parmi les suggestions émises par les citoyens, on peut noter l’ajout de feux de circulation, la synchronisation des feux de circulation ou la mise en place d’un virage à gauche protégé à certaines intersections. « Il faut commencer par agir localement si l’on veut créer un impact plus grand par la suite », précise le Pointelier.
Jean-Maurice Demers a aussi appuyé la suggestion du commandant Fournel, en faveur d’une modification au Code de la route permettant l’utilisation du photoradar. « Certaines personnes parlent du droit à la vie privée, mais qu’est-ce qu’on fait du droit de vivre de ma femme ou de toutes les personnes qui pleurent sa mort? » s’est demandé le professeur retraité. Selon lui, l’anarchie règne sur les routes du Québec et trop de vies sont ainsi perdues inutilement.
Toujours à l’affût des suggestions des gens qu’il rencontre, Jean-Maurice Demers entend être présent au prochain conseil d’arrondissement afin de présenter le résumé des recommandations émises par les citoyens lors de la rencontre du 28 septembre.