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L’achat local, un mode de vie

Mariève Tremblay
Publié le 23 Septembre 2010
Publié le 23 Septembre 2010
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Avenir de l'est

L’achat local, c’est quoi? Si le concept est large et s’applique autant aux produits disponibles dans le quartier, au Québec, au Canada, ou encore, qui sont issus du terroir, JoAnne Labrecque, professeure agrégée au service de l'enseignement du marketing de l’école des Hautes études commerciales (HEC), affirme qu’il s’agit avant tout d’un style de vie que plusieurs Montréalais ont adopté.

Sujets :
Wal-Mart , Montréal , Québec , La Cordée

« Tu décides d’acheter local quand tu as les moyens de le faire, mentionne-t-elle. Par exemple, si tu habites le Plateau, que tu fais le choix de ne pas avoir d’auto, tu vas nécessairement faire tes achats courants dans les commerces de proximité. Tandis qu’ailleurs à Montréal, dans l’Est par exemple, les infrastructures obligent souvent les résidents à prendre leur voiture et à sortir de leur quartier immédiat. Si les commerces accessibles rapidement sont des "smart center", ce sera leur premier choix. Le revenu est aussi un critère important: un consommateur ne paiera pas plus cher simplement parce qu’un produit est "local". Si ce n’est pas concurrentiel, il ira voir ailleurs. »

 

Par contre, tout n’est pas aussi simple, précise la professeure. L’achat local n’est pas uniquement lié au lieu, mais aussi au produit acheté. « Il n’y a pas de limite et ce n’est pas une notion restrictive. Même si le concept de base veut qu’un produit dit local ne parcoure pas plus de 500 à 600 kilomètres, il peut venir de l’extérieur du Québec. On peut donc dire qu’acheter un produit québécois chez Maxi – qui est une entreprise ontarienne – c’est faire de l’achat local. À l’inverse, acheter un produit chinois à La Cordée, - un magasin typiquement de chez nous -, peut aussi être considéré comme un achat local. C’est pareil pour le Wal-Mart ou n’importe quelle autre grosse chaîne! »

 

Dans toutes ces contradictions, une chose demeure toutefois certaine: il est impossible d’acheter 100 % local. « C’est impensable parce que nous ne produisons pas tout. C’est tout de même, selon moi, un mouvement de fond qui est là pour rester, puisqu’il se développe en fonction des comportements équitables et de la responsabilité citoyenne. En achetant ce type de produits, les consommateurs ont l’impression de faire quelque chose de bon pour l’environnement et pour l’économie. Ça va de paire avec la conscience sociale », conclut Mme Labrecque.

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