« Le Pignon de l'Est est une maison de la famille, visant à contrer l'exclusion sociale et géographique, en favorisant la participation collective et non la distribution de fonds aux personnes démunis », déclare Natalie Laporte, présidente du Pignon de l'Est. Le projet s'adresse aux jeunes de 0 à 18 ans et leurs parents. « Les jeunes seront invités à discuter de leur vision de la pauvreté, du décrochage, de l'exclusion et d'autres sujets qui les touchent lors de cafés-rencontre, d'ateliers de création et de discussions. Le tout dans le but de favoriser la prévention, l'éducation et l'entraides des jeunes », explique Mme Laporte.
L'organisme demandera 35 000 $ pour offrir une programmation d'animation et d'action sociale tout au long de l'année. Les fonds permettront d'engager un coordonnateur et un animateur pour rejoindre une quarantaine de familles. Le projet a été approuvé lors du dernier conseil de Ville de Montréal-Est et pourra faire une demande de financement au gouvernement provincial, dans le cadre du programme La famille un partenaire solidaire.
« Les familles résidentes à l'ouest des raffineries participent rarement aux activités de la ville, préférant celles de Tétreaultville qui se trouvent plus près de leur milieu. Ils ont de la difficulté à s'intégrer à leur communauté, ce qui nuit aux familles et crée un milieu de vie conflictuel. Les familles du secteur sont très enthousiastes face au projet », admet Mme Laporte.
« Nous sommes comme une petite communauté un peu recluse. Il n'y a absolument rien pour les enfants dans notre secteur », confirme Christine Fortin, une résidente du secteur. « Il y a beaucoup de jeunes qui trainent dans le secteur. Le projet va les tenir occupés et les empêcher de faire des niaiseries. En plus, beaucoup de familles du coin n'ont pas de voiture. Les gens ne sont pas portés à participer aux activités du secteur est puisqu'il faut allouer beaucoup de temps pour les transports », renchérit Sarah Bourcier, une autre citoyenne du secteur.
Les citoyens rencontrés étaient particulièrement enthousiasmés par le projet de cuisines collectives. « Il y a plusieurs personnes qui ont de la difficulté à cuisiner, notamment des personnes handicapées. La cuisine collective va définitivement aider plusieurs familles », ajoute Mme Bourcier. Le projet prévoit la tenue d’une activité familiale et culturelle en mai 2012. Mme Laporte espère recevoir la réponse de sa demande de financement dès la mi-octobre.

Pour toute information supplémentaire concernant l'organisme Au pignon de l'est, veuillez écrire à pignon.de.lest@gmail.com Merci.